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		<title>American graffiti, 1973, George Lucas</title>
		<description>Commentaires pour American graffiti, 1973, George Lucas</description>
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			<title>Dick Anginson A écrit :</title>
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			<description><![CDATA[Le DVD collector (qui contient également « More American Graffiti ») propose un documentaire de plus d?une heure sur l?histoire du tournage réalisé en 1998 par le français Laurent Bouzereau. Bien que typique des docus américains avec ces agaçants va-et-vient d?interviews qui se recoupent, il est passionnant. « THX 1138 » n?avait reçu qu?un succès d?estime (et plus marqué les spectateurs européens qu?américains) et Lucas reconnaît que sans l?appui du nom de son pote Coppola, Universal n?aurait pas voulu de son projet qui plus est avec de jeunes comédiens trop peu connus (seul Ron Howard commençait à se faire un nom grâce à la télévision). Il y a un bref clin d?oeil à Coppola dans la séquence où la bagnole des flics se retrouve sans essieu : le panneau d?un cinéma qui affiche « Dementia 13 ». Lucas du insiter pour imposer son titre à des producteurs qui craignaient que le public pense à une histoire de... pieds (« feet ») ! Il tourna avec un budget serré (750000 dollars) en 28 jours ou plutôt 28 nuits, logeant ses acteurs dans des caravanes, inventant avec son chef op? (le grand Haskell Wexler) plein de bidouilles pour faire moins cher mais avec une qualité optimale. Une de ces astuces fut d?utiliser du Techniscope, un format cinémascope qui n?impressionne qu?une moitié horizontale de pellicule 35mm (technique auparavant utilisée par Sergio Leone) et permet de se passer des lourds et peu lumineux objectifs anamorphiques et d?avoir une caméra moins bruyante puisqu?elle tourne deux fois moins vite (sans parler de coûts de pellicule et de développement réduit de moitié). Ce qui explique ce léger grain qui donne l?aspect voulu de documentaire. Un film imaginé comme un juke-box où la plupart des séquences ont été composées en pensant immédiatement au « tube » musical de l?époque qui devrait l?accompagner. Lucas soutient qu?il est le premier à en avoir eu l?idée mais là, je demande à vérifier. Il laissa souvent improviser ses comédiens et parfois conserva des scènes que d?autres auraient jetées ou qui auraient pu figurer dans un bétisier comme celle où Terry « The Toad » se viande en scooter. En réalité, Charles Martin Smith, qui venait à peine d?apprendre à s?en servir se planta avec le changement de vitesse pour finir dans les poubelles ! Il a l?air tellement couillon que la scène en devient parfaite (revoyez la séquence, on le voit hésiter ainsi que Ron Howard, s?attendant tous deux à un « coupez ! on la refait ! »). Tous les comédiens interviewés en gardent visiblement un excellent souvenir bien qu?ils n?aient pas beaucoup dormi pendant un mois et que les conditions tenaient du camp scout. A l?origine, Dreyfus devait interpréter le rôle qui échut à Howard ce qui ne lui disait rien et on le comprend. Il y avait deux « clans » : les quasi-ados encore assez sages et les « vieux », Le Mat et Ford qui partaient en virée de leur côté. Un détail gonfla un peu les interprêtes masculins : en 1973, la mode était aux cheveux nettement plus longs que les coupes GI et gomina de 1962. C?est pour éviter de passer chez le coiffeur qu?Harrison Ford trouva l?astuce du Stetson qu?on ne lui voit jamais oter. C?est dommage que Lucas n?explique pas l?idée de la « Dedeuche » de Dreyfus mais le docu montre un article de presse avec photo daté de 1962 quand le futur cinéaste fit la une du journal local après un crash spectaculaire qui mit fin à ses rêves de pilote de course. Il avoue que si il s?est naturellement projeté dans le personnage de Milner, il fut aussi un peu « The Toad » et Curt. Mais pas Steve et ça se devine tant le personnage sympa mais bien lisse joué par Ron Howard est le moins passionnant. L?ombre de Jack Nicholson plana sur le casting puisqu?il est celui qui suggéra Candy Clark pour le rôle de Debbie. Et Mackenzie Phillips (Carol, la petite peste qui squatte le custom-car de Milner) n?est autre que la belle-fille de Michelle Phillips, la ravissante chanteuse des Mamas & Papas, alors une des multiples conquêtes de Jack la malice.]]></description>
			<dc:creator>Dick Anginson</dc:creator>
			<pubDate>Fri, 02 May 2008 22:17:42 +0000</pubDate>
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			<title>Dick Anginson A écrit :</title>
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			<description><![CDATA[Je ne suis pas loin d'avoir le même avis que Sylkarion, bien que je ne renierai jamais mon plaisir de jeune spectateur découvrant "La guerre des étoiles" : "American Graffiti" est son film le plus personnel, sa madeleine de Proust d'avant de devenir un mogul d'Hollywwod beaucoup plus intéressé par les produits dérivés et le marketing. Un très beau film sur la jeunesse et sur l'amitié. La nostalgie peut parfois être lourde, pas ici. Il y a beaucoup de tendresse pour l'ensemble des personnages, tous interprétés par des comédiens de grande classe, qu'ils soient par la suite devenus ou non des stars. Je garde une préférence particulière pour celui joué par Richard Dreyfus et pour la séquence de sa rencontre avec Wolfman Jack. Il y a aussi Charles Martin Smith qui n'a pas eu la carrière qu'il méritait (sans doute la faute à un physique ingrat) excepté un premier rôle épatant dans "Un homme parmi les loups". Le jeune Lucas voulait être pilote automobile et sa passion pour les bagnoles et la vitesse se retrouve dans tous ses films, depuis THX1138 jusqu'à Star Wars (où le Millenium n'est finalement qu'un dragster spatial avec toujours Harrison Ford au volant-manche). C'est d'ailleurs assez touchant de remarquer que Lucas ait choisi d'équiper le personnage central d'une... 2CV, véhicule encore plus décalé et exotique que la 403 de Columbo au pays des chromes et des V8 surgonflés. Ceci dit, il faudrait (pour le rétablissement des amitiés franco-américaines autant que pour la préservation du peu de temps de cerveau encore laissé disponible) qu'une âme charitable fasse un jour comprendre à Luc Besson qu'il a beau porter la barbe, une surcharge pondérale et produire du va-va-voum, il ne sera jamais George Lucas, même pas un pâle clone. Pour l'anecdote, le dragster de Paul Le Mat est immatriculé... THX 113 (Lucas n'a pas pu ajouter le 8 car les plaques minéralogiques californiennes n'ont que six caractères). Lucas a cru bon de produire une suite en 1979, "More American Graffiti" avec certains acteurs de l'original. Je ne l'ai pas vu mais je ne crois pas à un miracle. En anglo-américain, "suite" se dit "sequel". No comment.]]></description>
			<dc:creator>Dick Anginson</dc:creator>
			<pubDate>Wed, 23 Apr 2008 17:13:13 +0000</pubDate>
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