Film américain
Date de sortie : 30 Mars 2005
Genre : drame
Durée : 1h39
Scénario : Gregg Araki
Musique : Robin Guthrie
Directeur de la photographie : Steve Gainer
Avec Brady Corbet, Joseph Gordon-Levitt, Elisabeth Shue...
Synopsis : Dans les années 80, deux gosses de neuf ans appartenant à une équipe de baseball se font attouchés sexuellement par leur entraîneur, un beau blond moustachu. Chacun va vivre avec ce secret: l'un (Brian) croit qu'il a été enlevé pas les extraterrestres pendant 5 heures et vit avec la peur du noir, les évanouissements et les saignements de nez, l'autre (Neil) découvre son homosexualité. Devenus ados, les deux gosses qui ne se connaissent pas, sont bien différents: Brian est timide et croit toujours qu'il a été enlevés par des ovni, Neil est devenu une petite frappe insensible et tapine dans la ville, tout le monde tombe sous son charme d'éphèbe. Brian rencontre un fille qui a été elle aussi enlevée par les ovnis et pousse Brian a mener son enquête pour découvrir la vérité qui l'empêche de vivre... Brian est sûr que Neil détient la clé de cette vérité.
Mon avis : Gregg Araki est un cinéaste indépendant US peu connu en France, du moins pas pour longtemps. Ses précédents films nous entraînent dans l'univers d'un John Waters, Bret Easton Ellis. Avec Mysterious Skin, Araki nous montre ces deux personnages totalement opposés qui vivent différemment avec ce traumatisme. Certaines scènes sont à la limite du supportable mais la mise en scène lyrique, poétique de Araki les rendent plus légères. Tout le film est baigné dans une atmosphère onirique de l'enfance, rythmée par la musique voluptueuse de Cocteau Twins. Ce film est beau, et je le conseille à tous ceux qui n'ont pas de tabous et ceux pour qui seule la vérité compte.
Note : 8/10











Commentaires
Mysterious skin est un film qui ne peut pas laisser indifférent : soit on sort de la salle en plein film, soit on sort du film dégoûté, épuisé ou bluffé. La tension dramatique est telle pendant tout le film qu'on reste captivé par une intrigue dont on connait déjà le dénouement.
Gregg Araki réussit ici à traiter un sujet ô combien délicat sans aucunement tomber dans le voyeurisme ni dans la dénonciation facile. Les personnages sont finement dépeints, et on comprend naturellement comment un même évènement peut bouleverser totalement différemment la vie de deux adolescent de natures opposées.
Mention spéciale aux acteurs du films, non seulement les personnages principaux mais aussi secondaires (notamment Elisabeth Shue en mère (trop ?) libérée et un peu paumé).
Un film coup de poing donc (et des scènes effectivement difficilement supportables), sans concessions, et qui vous prend aux tripes.
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