Fiche technique
Film britannique
Titre original : The Draughtsman's contract
Genre : Intrigue esthétique
Durée : 1h50
Scénario : Peter Greenaway
Musique : Michael Nyman
Directeur de la photographie : Curtis Clark
Avec Anthony Higgins (Mr Neville), Janet Suzman (Mrs Herbert), Anne-Louise Lambert (Mrs Talmann), Hugh Fraser (Mr Talmann)…
Synopsis : Au XVIIe siècle, une aristocrate,
profitant de l'absence de son mari, engage un peintre pour immortaliser
son domaine. En dédommagement, elle lui offre la totale jouissance de
son corps. L'artiste découvrira trop tard les buts secrets de cet
agréable contrat. (allociné)
Mon avis : British "marivaudage", my dear
En 1982, quand sort sur les écrans Meurtre dans un jardin anglais, Peter Greenaway à 40 ans a déjà une solide carrière derrière lui. Ce gallois a débuté en tant que peintre puis auteur pour se tourner finalement vers le cinéma. Après divers court métrages plutôt expérimentaux, il signe The Falls en 1980, mais la critique internationale ne commence à le remarquer qu’avec ce deuxième opus.
Le film a de quoi laisser perplexe à première vue : l’intrigue policière n’est pas assez mise en valeur pour qu’il soit qualifié de film policier, il n’a pas la prétention d’être à proprement parler un film d’époque ni un film pictural, quoiqu’il se rapproche le plus de ce qualificatif. En fait, c’est un mélange de tous ces genres, en y ajoutant un zeste de badinage , un humour très "british" et une pincée de critique sociale.
Réglons d’ailleurs un compte aux traducteurs qui ont attribué ce titre certes mélodieux mais quelque peu trompeur. Le titre anglais, "the draughtsman’s contract" (littéralement : le contrat du dessinateur) correspond bien plus au thème principal du film, le contrat qui lie le dessinateur à Mme Herbert. Si l’intrigue (qui ne commence qu’au milieu du film) sert de toile de fond, ce sont bien les relations entre les différents personnages qui priment. Le spectateur n’assiste qu’impuissant au déroulement des événements en comprenant petit à petit la signification réelle de toute cette histoire.
Avec un esthétisme et un sens de l’image très prononcé (on ne peut s’empêcher de penser à Barry Lyndon), le film brode une satire d’une aristocratie en fin de règne, opposant la classe dominante à l’artiste, chacun essayant tour à tour de prendre l’avantage sur l’autre. Les oppositions sont d’ailleurs nombreuses dans le film, que ce soit dans le rapport de classes, le rapport hommes/femmes ou la place de l’artiste dans la société. Des dialogues fameux nourrissent ces confrontations tandis que la musique de Michael Nyman accompagne parfaitement ce jeu du chat et de la souris plutôt savoureux.
Les plus : Un sens esthétique particulièrement brillant, une intrigue policière amusante et la critique d’une société décadente de l’Angleterre du XIIeme siècle
Les moins : Les excès parfois baroques dans les costumes ou les personnages peuvent irriter si on les prend au premier degré
Ma note : 8/10
Mon avis : British "marivaudage", my dear
En 1982, quand sort sur les écrans Meurtre dans un jardin anglais, Peter Greenaway à 40 ans a déjà une solide carrière derrière lui. Ce gallois a débuté en tant que peintre puis auteur pour se tourner finalement vers le cinéma. Après divers court métrages plutôt expérimentaux, il signe The Falls en 1980, mais la critique internationale ne commence à le remarquer qu’avec ce deuxième opus.
Le film a de quoi laisser perplexe à première vue : l’intrigue policière n’est pas assez mise en valeur pour qu’il soit qualifié de film policier, il n’a pas la prétention d’être à proprement parler un film d’époque ni un film pictural, quoiqu’il se rapproche le plus de ce qualificatif. En fait, c’est un mélange de tous ces genres, en y ajoutant un zeste de badinage , un humour très "british" et une pincée de critique sociale.
Réglons d’ailleurs un compte aux traducteurs qui ont attribué ce titre certes mélodieux mais quelque peu trompeur. Le titre anglais, "the draughtsman’s contract" (littéralement : le contrat du dessinateur) correspond bien plus au thème principal du film, le contrat qui lie le dessinateur à Mme Herbert. Si l’intrigue (qui ne commence qu’au milieu du film) sert de toile de fond, ce sont bien les relations entre les différents personnages qui priment. Le spectateur n’assiste qu’impuissant au déroulement des événements en comprenant petit à petit la signification réelle de toute cette histoire.
Avec un esthétisme et un sens de l’image très prononcé (on ne peut s’empêcher de penser à Barry Lyndon), le film brode une satire d’une aristocratie en fin de règne, opposant la classe dominante à l’artiste, chacun essayant tour à tour de prendre l’avantage sur l’autre. Les oppositions sont d’ailleurs nombreuses dans le film, que ce soit dans le rapport de classes, le rapport hommes/femmes ou la place de l’artiste dans la société. Des dialogues fameux nourrissent ces confrontations tandis que la musique de Michael Nyman accompagne parfaitement ce jeu du chat et de la souris plutôt savoureux.
Les plus : Un sens esthétique particulièrement brillant, une intrigue policière amusante et la critique d’une société décadente de l’Angleterre du XIIeme siècle
Les moins : Les excès parfois baroques dans les costumes ou les personnages peuvent irriter si on les prend au premier degré
Ma note : 8/10









