Fiche technique

Film américain
Genre : Conte de fées musical
Titre original : The Wizard of Oz
Durée : 1h37
Scénario : Noel Langley, Florence Ryerson et Edgar Allan Woolf
D’après l’oeuvre de L. Frank Baum
Musique : Harold Arlen et Herbert Stothart
Photo : Harold Rosson
Directeur artistique : Cédric Gibbons
Chef décorateur : Edwin B. Willis
Avec Judy Garland (Dorothy Gale), Ray Bolger (Hunk / l’épouvantail), Jack Haley (Hickory / l’homme de fer), Bert Lahr (Zeke / le lion peureux), Frank Morgan (Professeur Marvel / le magicien d’Oz), Billie Burke (Glinda / la fée du Nord), Margaret Hamilton (Miss Almira Gulch / la fée de l’Ouest)…

 

Synopsis : Dorothy est une jeune orpheline qui coule des jours heureux chez son oncle et sa tante au Kansas. Malgré tout, Dorothy a de plus en plus souvent le sentiment d’être inutile dans la ferme familiale. La haine de Miss Gulch envers le petit chien de Dorothy, Toto, va convaincre cette dernière de prendre la fuite. En chemin elle rencontre un charlatan, le professeur Marvel, qui parvient à la convaincre de rentrer chez elle. Alors qu’elle est presque revenue, un terrible ouragan arrache la ferme avec Dorothy et Toto dedans. A son réveil, la jeune fille se trouve dans un lointain pays, Oz. On lui conseille de suivre la route de briques jaunes pour arriver au palais d’émeraudes du magicien d’Oz, car lui seul pourra renvoyer Dorothy chez elle. Bien entendu en chemin elle va rencontrer tout un tas de gens…

 

Mon avis : Somewhere over the rainbow…

 

Le magicien d’Oz c’est toute mon enfance, principalement le dessin animé du dimanche matin qui m’enchantait sans commune mesure. Puis j’ai découvert le conte de L. Frank Baum, d’une limpidité et d’une richesse étonnantes pour ce type d’ouvrage. Et enfin le clou du spectacle, le film de Victor Fleming. Quiconque s’est un jour adonné à la lecture de contes de fées ne peut qu’être émerveillé par ce spectacle jalonné de sorcières, de passages chantés et dansés, plein de bons sentiments et de décors multicolores.

 

Le magicien d’Oz c’est la combinaison d’une pléthore d’éléments qui ont rapidement et à juste titre élevé ce film au rang de classique du cinéma. En premier lieu, parce qu’il est sorti la même année qu’un certain Autant en emporte le vent, également réalisé par Victor Fleming. Ensuite, parce que le chef décorateur Edwin B. Willis faisait ses armes sur le tournage du film, et qu’il s’est donné à 200 %. Les décors sont vraiment sensationnels, si bien qu’on ne fait souvent pas la différence entre le vrai décor et la toile peinte en arrière-plan qui figure la continuité du paysage. Enfin, parce que Judy Garland.

 

Du haut de ses dix sept printemps, la jeune actrice, qui faisait ici ses débuts, rayonne par le naturel de son jeu. C’est bien simple, on la croirait vraiment stupide, toujours la bouche ouverte et toujours en train de surjouer. Mais curieusement, ça ne nous dérange pas une seconde, car c’est vraiment le rôle qui veut ça. Le reste du casting est particulièrement réussi, notamment Ray Bolger (l’épouvantail) qui impressionne par le panel d’expressions différentes qu’il est capable d’afficher en l’espace de quelques secondes sur son visage.

 

Côté récit, les une heure trente du film passent en un instant, chaque tableau étant un véritable régal. On retiendra plus particulièrement la chorégraphie et les costumes de l’épisode micronésien, et peut-être que les plus observateurs reconnaîtront quelques protégés de Tod Browning. Le plus surprenant avec ce film, qui fêtera bientôt ses soixante-dix ans, c’est que malgré tout le temps écoulé, l’alchimie fonctionne toujours aussi parfaitement, le charme est intact, et les costumes et effets spéciaux, même s’ils peuvent parfois prêter à sourire, n’entament jamais le bonheur éprouvé à regarder le film. Tout simplement magique.

 

Note : 10/10