Film britannique
Date de sortie (France) : 28 mai 2003
Genre : Survie
Titre original : 28 Days Later
Durée : 1h52
Scénario : Alex Garland
Musique : John Murphy
Directeur de la photographie : Anthony Dod Mantle
Synopsis : Un commando de la Protection Animale fait irruption dans un laboratoire top secret pour délivrer des dizaines de chimpanzés soumis à de terribles expériences. Mais aussitôt libérés, les primates, contaminés par un mystérieux virus et animés d'une rage incontrôlable, bondissent sur leurs "sauveurs" et les massacrent. 28 jours plus tard, le mal s'est répandu à une vitesse fulgurante à travers le pays, la population a été évacuée en masse et Londres n'est plus qu'une ville fantôme. Les rares rescapés se terrent pour échapper aux "Contaminés" assoiffés de violence. C'est dans ce contexte que Jim, un coursier, sort d'un profond coma...
Mon avis : Il était une fois les zombies…
Après l’échec cuisant de The Beach, Danny Boyle se devait de rebondir avec un projet plus intimiste, et quoi de mieux qu’un bon petit film de zombies pour se remettre sur les rails. Le britannique décide donc de mettre en scène une nouvelle histoire d’Alex Garland, et il en profite pour s’essayer à la DV, le numérique se prêtant parfaitement au script de 28 Days Later, traduisant par son côté brut et approximatif les angoisses des divers protagonistes.
Lorgnant sérieusement sur le Zombie de Romero, le script d’Alex Garland témoigne néanmoins d’une volonté d’envisager le film de zombies d’une manière différente. Le côté post-apocalyptique a par exemple été particulièrement soigné grâce à quelques séquences saisissantes d’une Londres totalement désertée. En outre, une fois n’est pas coutume, nous sommes en présence de zombies réellement dangereux, qui représentent une menace certaine, davantage par leur férocité que par leur appétit.
Chez Boyle, les « contaminés » ne sont pas là pour faire briller le responsable des maquillages, mais principalement pour vous foutre une trouille bleue. Et ils y parviennent sans problème. Surgissant toujours au moment et à l’endroit où on les attend le moins, d’une vivacité et d’une agressivité sans bornes, poussant des hurlements à glacer les sangs, ils contribuent fortement à maintenir tout en l’amplifiant le sentiment d’oppression inhérent au récit. Danny Boyle entendait éprouver le spectateur et il y est parvenu au-delà de ses espérances.
Côté casting, il convient de saluer la performance de Cillian Murphy, révélé au grand public dans ce film, et qu’on a pu revoir depuis en Epouvantail dans le Batman Begins de Christopher Nolan. La métamorphose de son personnage de jeune coursier timoré à véritable bête sauvage mérite plus qu’un coup d’œil. Brendan Gleeson et Christopher Eccleston ne sont pas en reste eux non plus. Il est alors d’autant plus dommage que la fin du film soit aussi décevante de facilité. Sans cela, 28 jours plus tard aurait probablement dépassé le statut de simple « bon film ».
Note : 7,5/10











Commentaires
S’abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.