Avec Teri Hatcher (Susan Mayer), Felicity Huffman (Lynette Scavo), Marcia Cross (Bree Van De Kamp), Eva Longoria (Gabrielle Solis), Nicollette Sheridan (Eddie Britt), Brenda Strong (Mary Alice Young)...
Synopsis : Voilà près d'un an que Mary-Alice Young s'est suicidée... Mais ce drame n'a pas empêché ses quatre amies de poursuivre leurs vies. Pendant que Lynette s'apprête à reprendre le travail, Bree doit s'habituer à son statut de veuve, Susan tente de trouver le grand Amour et Gabrielle fait tout son possible pour stabiliser sa relation avec son mari Carlos...Sans oublier l'arrivée de nouveaux voisins au comportement étrange : les Applewhite...
Mon avis : On retrouve donc nos quatre héroïnes là où on les avait laissées à la fin de la précédente saison. Et autant dire que l'on a droit à tout ! Le dernier épisode de la première fournée réservait pas mal de surprises en plus du secret de Mary-Alice mais chamboulait pas mal la vie de nos femmes au foyer préférées, tant en bien qu'en mal ! Défaut ou qualité, de nombreuses intrigues laissées en suspens auparavant ressurgissent afin d'assurer une continuité non négligeable entre les deux saisons.
Si cette saison 2 commence avec un premier épisode fidèle à l'esprit de la série, apparaissant alors comme un reflet du pilote (un autre enterrement, un autre secret), le rythme de l'ensemble baisse considérablement. On avait déjà senti ce handicap à la moitié de la saison 1, et on ne pouvait pas en vouloir aux scénaristes qui, il faut l'avouer, avaient livré de très bons épisodes au tout début de la série. Seulement, à force d'en donner trop, il arrive un moment où l'on a plus rien et où il faut se contenter du minimum syndical. C'est ainsi qu'on se retrouve avec des épisodes qui reprennent grossièrement la formule habituelle : la voix off de Mary-Alice qui fait le lien entre un thème en particulier et les péripéties que vivent non pas cinq mais six femmes aux foyers désespérées ! On retrouve dans le tas Susan, Lynette, Gabriel et Bree, mais aussi Edie et la nouvelle arrivante que l'on avait pu apercevoir dans les deux derniers épisodes de la saison 1, la mystérieuse Betty Applewhite, autour de laquelle tourne l'intrigue principale.
Le mystère du suicide de Mary-Alice étant résolu, les scénaristes ont alors enchaîné directement sur une autre énigme paraissant tout aussi passionnante que la première... mis à part le traitement dont elle bénéficie. On commence avec une arrivée en pleine nuit et on continue avec une attitude étrange (celle de ne pas vouloir laisser entrer l'agent immobilier qui a vendu la maison). Le spectateur se dit tout de suite que ces nouveaux voisins (Betty et son adolescent de fils, Matthew) ne sont pas aussi propres qu'ils veulent le faire croire. D'ailleurs, les scénaristes eux-mêmes font peu d'efforts pour nous surprendre et usent des ficelles habituelles du genre pour nous mener en bateau. Ces personnages en eux-mêmes ne sont pas mauvais et possèdent un certain charisme, mais ils sont surtout dessinés de manière grossière. Betty est on ne peut plus mystérieuse. Froide et quasi-antipathique, difficile de ne pas faire tâche dans un quartier où tout le monde est gentil avec tout le monde (sans pour autant casser du sucre dans le dos). Pour faire l'analogie avec la première saison, Betty Applewhite prend la place de Paul Young, mis à part que ce dernier avait des raisons d'être antipathique (sa femme venait de se suicider).
Cette saison 2 ne manque pas, comme déjà dit plus haut, de continuer les intrigues commencées avant (manque d'inspiration des scénaristes ? Peut-être...) et de broder sur les révélations finales du mystère Mary-Alice Young (paternité de Mike, rancoeur de Felicia Tilman), mais elle tombe hélas dans les pièges presque communs des saisons 2 des séries à succès. Ces pièges sont d'ailleurs les mêmes pour les suites de films à savoir la formule « plus et encore plus » : plus de personnages, ce qui inclut réutilisation des anciens (l'ex-mari de Susan à Wisteria Lane, le retour de Paul et de Zach Young), plus d'intrigues (qui fleurissent à partir de celles laissées en suspens), etc... ce qui entraîne par la même d'énormes irrégularités dans les apparitions de certains personnages (Andrew et Mike étant les plus illustratifs).
Tant et si bien que même les fans se sentiront à un moment ou à un autre perdus par tant de va-et-vient scénaristisques, le plus gros défaut ayant été fait à cette saison 2 étant justement un véritable bordel et surtout des intrigues presque complètement indépendantes pour chaque personnage (donc peu de liens entre eux). Cela n'empêche cependant pas certains épisodes d'être excellents (le onzième est presque un sans faute).
Reste cependant que le tout n'est pas un spectacle déplaisant, Desperate Housewives restant toujours ce divertissement léger et coloré, fidèle à lui-même à partir du moment où on n'attend pas mieux que la saison 1, voire même un peu moins bien. Car force est d'avouer que la saison 2, excepté toutes les intrigues tournant autour de Bree (qui vit une véritable descente aux Enfers) et des Applewhite (qui se retrouvent justement liés à Bree), est bien plus tournée vers la comédie : entre Lynette et son travail, Gabrielle et le désir de paternité de Carlos, et Susan et ses intrigues nombreuses et inintéressantes au possible (le personnage de Teri Hatcher est décidément le pire, les scénaristes ayant sûrement voulu tirer au maximum du sex-appeal de l'actrice), les situations cocasses et loufoques pleuvent pour le plus grand bonheur des fans des femmes au foyer désespérées.
Le bilan de tout ça : une saison en baisse de rythme qui remplit cependant très bien son rôle de feuilleton rose bonbon. Légèrement décevant mais on aime bien quand même. On se revoit pour la saison 3 !
Note : 7/10











Commentaires
Note : 3/10
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