On m'en a parlé, et ça ne me disait franchement pas, j'imaginais un truc à la X-Men ... et en fait c'est vraiment pas ça. Des personnes, isolées au départ les unes des autres, découvrent qu'elles ont des pouvoirs spéciaux : l'une peut se régénérer, un autre peut voler, ou encore voyager dans le temps. Au fil des épisodes, les liens se resserrent avec comme point central notamment un mystérieux serial-killer, Sylar mais aussi une bombe qui doit faire exploser une bonne partie de New-York.
Les épisodes se suivent avec un suspens parfois insoutenable (si si), et l'histoire est plutôt bien construite et bien "brodée" puisque très simple au niveau de la trame. On regrettera quand même les "rencontres fortuites" un peu tirées par les cheveux ("oh tiens ! toi aussi tu as des pouvoirs ?!"), certains personnages un peu caricaturaux (les deux Japonais), certains plus développés que d'autres (Peter Petrelli (mon chouchou) par rapport à Issac Mendez qui aurait pu jouer un rôle plus intéressant en tant que peintre peignant le futur ou encore le professeur Mohinder Suresh insuffisamment exploité...).
Néanmoins, on se prend à l'histoire et on attend chaque épisode avec impatience. La fin de la saison 1 laisse d'ailleurs supposer quelques petites choses pour la saison 2, en espérant qu'elle soit aussi prenante que la première.
Ps : un truc m'a choqué, l'absence de générique en début d'épisode ! Ce qui fait qu'on a le droit pendant dix bonnes minutes à un défilement de noms en bas de l'écran, ce qui est assez pénible.











Commentaires
C'est pourquoi je n'en suis qu'à l'épisode 8 en VF...
Pour le moment, je pense que cette série à un bon potentiel. j'avais un peu peur qu'elle ressemble aux 4400 qui était selon moi du sous X-Files (avis tout à fait personnel)...
J'aime bien le trait caricatural des deux petits japonais, mais les autres personnages sont attachants également.
La série doit passer cet été en première partie avant Lost saison 3 (qui entre nous est beaucoup plus intéressante que la pitoyable saison 2)...
Bref, Heroes, pour l'instant, j'aime bien !
Je me suis attachée à pas mal de personnages (sauf Mohinder, je n'arrive pas à voir son utilité, et c'est dommage!), mais je déplore l'adaptation française de générique (fafy avait lancé la mode...)
Le cinéma nous le démontre déjà depuis quelques années maintenant : les progrès accomplis en terme d'effets spéciaux permettent de donner vie et corps aux cases de bande dessinée que jamais nous n'aurions imaginées à l'écran. Batman, Spider-Man, Superman pour ne citer que les plus connus, un grand nombre y est déjà passé.
Au niveau des séries télévisées, la tendance n'a pas réellement suivies même si l'on pourra noter quelques exceptions avec entres autres la série culte des années 90 Lois & Clark : les nouvelles aventures de Superman ainsi que la bluette fantastique pour adolescents Smallville.
L'année 2006 voit cependant un nouveau phénomèe héroïque apparaître sur les écrans. Un épisode pilote au budget conséquent, une promo qui va de pair, la série Heroes connaît un succès phénoménal au pays où les superhéros font quasiment partie de la mythologie. Créé par Tim Kring, à qui l'on doit entre autres une énième série policière (Preuve à l'appui), Heroes raconte les conséquences de la découverte de superpouvoirs chez des personnes tout à fait normal. Histoire de garder un minimum de suspense, il ne sera ici dévoilé aucune information capitale sur le déroulement des épisodes qui puissent gâcher le plaisir de la surprise.
Le concept de Heroes est, quand on le regarde, peu nouveau en soi. La première chose que l'on note d'office quand on a une culture syndicale dans le domaine des superhéros est qu'il n'y a a priori peu de différences avec X-Men pour ne pas dire aucune. Cependant, là où X-Men se consacre essentiellement au domaine fantastique et à l'éternel affrontement du bien et du mal (comme tout héros qui se respecte), la série va plutôt s'attarder sur les conséquences que l'apparition des pouvoirs va engendrer dans la vie de personnes tout à fait normale, le tout en brassant le genre et en prenant son temps.
Ainsi, l'épisode pilote se présente comme une introduction assez longue qui dépeint les principaux personnages et leurs milieux respectifs. A la manière des films Spider-Man de Sam Raimi, c'est ici le côté humain des "héros" qui est au centre de l'histoire, chaque personnage représentant à sa manière un genre particulier. Car sous ses allures de comic-live, Heroes se présente plus comme une vitrine des différents genres que l'on peut rencontrer dans une série TV.
Chaque personnage représente donc un genre. Le plus évident est le Japonais Hiro Nakamura qui ne manquera pas de faire penser, par sa naïveté et ses réactions, aux mangas. En évoquant le cas de Nikki Sanders et son fils Micah, on se rapproche plus du drame sur la famille déchirée. La pom-pom girl Claire Bennet rappellera plus les séries pour adolescents dans le genre Smallville. Enfin, le flic Matt Parkman, comme sa profession le laissait prévoir, sert l'aspect investigation de l'ensemble. Encore que ce ne sont là que les plus évidents car les personnages sont très nombreux et que les scénaristes prennent absolument tout leur temps pour nous présenter le moindre déboire de chaque personnage. Tant et si bien qu'il est à la fois difficile de cerner la direction que l'on prend car les intrigues ne sont pas dès le début reliées et que certaines sont mêmes complètement à part du système jusqu'à la fin de cette saison 1.
L'intrigue principale est en soit simpliste mais on ne peut qu'admirer à quel point elle est brodée pour nous la faire apparaître plus compliquée. Chaque personnage a son rôle à jouer, l'univers est riche, les rebondissements nombreux. Mais il ne s'agit là que de la surface. Car malgré tout le bien que vous pouvez entendre sur Heroes, la série est loin d'être parfaite même si certains aspects la font considérablemen t sortir du lot.
Il faut cependant savoir que la série, pour être pleinement appréciée, doit être visionnée dans son intégralité (du moins en ce qui concerne la saison 1). A la manière de 24h Chrono, en loupant un épisode, de nombreux détails pourraient vous échapper par la suite et contrairement à la plupart des séries (un épisode = une histoire), tout mais absolument tout est relié, un peu comme un film d'une vingtaine d'heures. En bref, si vous avez tenté de suivre la série lors de sa diffusion sur TF1 en été 2007, il est normal que vous n'ayez pas apprécié le spectacle (cherchez l'erreur dans ces termes : diffusion estivale le samedi soir à 20h50).
Un point positif à signaler tant qu'on est dans la comparaison avec le cinéma est l'aspect technique de la série (des effets visuels conventionnels mis cependant en valeur par une réalisation millimétrée du plus bel effet). Visuellement, c'est très réussi et même la bande son contribue à cette ambiance mystérieuse (même si l'espèce de soupir que l'on entend à chaque fois peut s'avérer assez redondant).
Du point de vue du casting il n'y a pas à se plaindre. La plupart des comédiens ont déjà été vus au moins une fois quelque part (Adrian Pasdar est un habitué des séries TV) et chacun reste convaincant dans son rôle. On notera un guest-star de l'acteur Malcolm McDowell à la fin de la saison (Orange Mécanique).
Autant de raisons qui expliquent le succès de Heroes outre-atlantique malgré un flop retentissant en France (merci TF1). Cependant, la série peut se targuer de pas mal de points négatifs. A savoir un trop grand nombre de personnages (difficile de s'attacher à eux) évoluant chacun dans son coin de manière assez arbitraire. Encore que l'on a le mérite de ne pas perdre le fil de l'intrigue mais de nombreuses scènes ralentissent considérablemen t le rythme quand elles ne sont tout simplement pas inutiles.
Car il faut le savoir, et c'est l'un des principaux de Heroes, le rythme est lent. Très lent. Trop lent même. Certains épisodes sortent du lot (ce sont généralement ceux qui se consacrent essentiellement à un personnage ou à une période particulière) mais globalement, tout évolue de manière assez lente et l'impression d'assister un peu toujours aux mêmes choses est lassante. Seulement, les dernières minutes de chaque épisode arrivent à faire monter un tel suspense que l'attente du prochain épisode se fait parfois insoutenable (la comparaison avec 24h Chrono est encore de mise). Mais le principal défaut demeure : la série aborde des thèmes classiques dans un genre qui n'y est pas prédestiné de manière assez lourde. Pour faire simple, les pouvoirs des personnages passent souvent à la trappe au profit de problèmes plus "normaux" et autant dire que Heroes ne plaira pas à ceux qui attendent de l'action car les épisodes se révèlent assez avares de ce côté-là.
Dans un autre domaine, Heroes pêche aussi par des erreurs et des ellipses grossières dans le scénario et de nombreuses questions demeurent sans réponse non pas pour entretenir le mystère mais parce que les scénaristes eux-mêmes ne savent pas comment y répondre.
Enfin, on passera volontairement sur le dernier épisode de la première saison qui, en vue de ce qui a bouillonné pendant vingt épisodes, aurait pu être un peu plus mouvementé.
Heroes est parfois surnommé par certains comme "la meilleure série jamais faite". Un peu prétentieux certes pour ne pas dire tout simplement faux. La série aborde juste les superhéros d'une manière radicalement différente que ce dont on a l'habitude. Le feuilleton reste plaisant à regarder malgré ses longueurs et ses personnages trop nombreux mais il ne vaut peut-être pas le flan qu'on fait tout autour. Du correct voire du bon mais ça n'ira pas plus loin.
Enfin, coup de gueule contre TF1 qui aurait sûrement fait plus d'audience en diffusant la série à un autre horaire que les samedis soirs de août et juillet. Rien de mieux pour plomber une série à succès. Merci encore à TF1 (qui nous fait le coup chaque année pour 24h Chrono avec une diffusion à une heure du mat') et aussi à M6 (pour la désastreuse programmation de Scrubs).
Note : 4/5
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