Série américaine
11 épisodes pour la saison 2
Avec Milo Ventimiglia (Peter Petrelli), Greg Grunbert (Matt Parkman), Hayden Panettiere (Claire Bennet), Adrian Pasdar (Nathan Petrelli), Masi Oka (Hiro Nakamura), Ali Larter (Niki Sanders), Sendhil Ramamurthy (Mohinder Suresh), Jack Coleman (Noah Bennet), Zachary Quinto (Gabriel « Sylar » Gray), David Anders (Takezo Kensei), Kristen Bell (Elle), Dania Ramirez (Maya)...

 

Synopsis : Après avoir miraculeusement sauvé le monde... de lui-même, Peter Petrelli se réveille amnésique dans un pays inconnu. Ce qu'il ignore, c'est qu'un nouveau péril menace encore... New York, un super virus. Travaillant pour la compagnie et sur le virus en question, Mohinder Suresh mène double jeu avec Parkman et Bennet, qui essaye de se construire une nouvelle vie sous une nouvelle identité. Et puis il y a Hiro, paumé quatre siècles plus tôt au Japon où il fait la connaissance de son « héros », Takezo Kensei, qui se révèle être un ... alcoolique. Quant à Sylar, bel et bien vivant, il copine avec des mexicains en attendant de retrouver ses pouvoirs...

 

Mon avis : Le plein de super s'il vous plait...

 

La saison 1 de l'évènement Heroes m'avait laissé plutôt tiède. Après une dizaine d'épisodes qui montaient en puissance pour tisser une intrigue plutôt consistante, la série se mettait ensuite à tourner en rond, avec autant d'épisodes ne servant pas à grand chose jusqu'à un final qui faisait l'effet d'un pétard mouillé dont la mèche courrait sur toute cette saison 1. Et ce n'est clairement pas cette saison 2 qui remontera le niveau. Ce qui chagrinait le spectateur en lui titillant l'esprit devant la saison 1 s'affiche comme une évidence dans cette saison 2 : les scénaristes ne savent absolument pas où ils vont. Du coup, quand ces derniers décident de se mettre en grève à l'instar de leurs collègues et ainsi d'achever la série sur onze petits épisodes (contre 23 pour la saison 1), c'est davantage un service qu'ils rendent à Tim Kring, créateur de la série, déjà forcé de s'excuser auprès de ses fidèles pour la médiocrité des épisodes proposés.

 

Ce qui agace le plus devant Heroes, c'est une montagne d'incohérences. En particulier lorsqu'il s'agit des personnages dotés des pouvoirs les plus intéressants comme Peter Petrelli et Hiro Nakamura. Ce dernier par exemple, depuis qu'il contrôle son pouvoir de jongler à sa guise avec le temps, pourrait faire de grandes choses, comme tuer le méchant à maintes reprises. Pourtant, l'idée ne lui vient jamais à l'esprit d'en user pour combattre un adversaire redoutable. Ensuite, il y a le fait que la majorité de ces êtres supérieurs soient américains. Et encore, les seuls étrangers (Suresh, Nakamura) parlent couramment l'anglais. Pratique. On peut aussi s'amuser du fait qu'on croise des « héros » à tous les coins de rue. Par exemple Claire Bennet qui débarque dans une nouvelle école dans un nouvel état, et qui se fait illico draguer par un ado... volant. Et tant qu'à faire, l'ado en question a été enlevé par le père de l'adolescente quelques années plus tôt. Ben voyons... A noter également qu'un fou dangereux voulant éradiquer la population mondiale s'en prendra toujours en premier à la ville de New York, tellement mélodramatique.

 

Côté récit, cette saison 2 souffre également de ne comporter aucun véritable méchant. Kensei / Adam tarde à se dévoiler et Sylar se retrouve inoffensif jusqu'à la dernière seconde (il faut bien annoncer une éventuelle Heroes Saison 3). En lieu et place d'un méchant digne de ce nom, une poignée de « héros » tente tant bien que mal de démanteler la mystérieuse « Compagnie ». Le plus désagréable dans tout ça, c'est le manque d'enjeu véritable. On part à la chasse au virus, et après ? Sans parler des nombreuses séquences ridicules comme les interminables passages au Japon de Takezo Kensei. Vient ensuite une galerie de personnages grotesques, bien trop nombreux pour qu'on s'y attache, stéréotypés au possible et aux actes le plus souvent incompréhensibles. On notera par exemple que Mohinder Suresh s'avère particulièrement stupide pour un scientifique. Mais ce n'est rien à côté des deux mexicains qui ne servent strictement à rien sinon à faire apparaître deux « latinos » pendant quelques épisodes de la série. Bref, vous l'aurez compris, Heroes Saison 2 ne mène nulle part et n'a d'autre ambition que faire du fric tant que la série trouvera son public. Un public pris pour un con un peu plus à chaque épisode... et qui en redemande. Navrant.