Série américaine
Titre original : The Wire
12 épisodes de 60 minutes environ
Avec Dominic West (Détective Jimmy McNaulty), Lance Reddick (Lieutenant Cédric Daniels), Wendell Pierce (Détective William « Bunk » Moreland), Seth Gilliam (Détective Ellis Carver), Sonja Sohn (Détective Shakima « Kima » Greggs), Clarke Peters (Détective Lester Freamon), Andre Royo (Bubbles), Michael K. Williams (Omar), Wood Harris (Avon Barksdale), Idris Elba (Russell « Stringer » Bell), Larry Gilliard Jr (D’Angelo Barksdale), Al Brown (Valchek), Paul Ben-Victor (Spiros), Method Man (Cheese), Pablo Schreiber (Nick Sobotka), Chris Bauer (Frank Sobotka), James Ransone (Ziggy Sobotka), Bill Raymond (le Grec)…

 

Synopsis : Après avoir solidement ébranlé le clan Barksdale, le Lieutenant Daniels et ses hommes sont tous retournés à autre chose, certains étant toutefois mieux lotis que d'autres. Ce n'est pas le cas par exemple de Jimmy McNaulty, affecté à la brigade maritime ou du lieutenant Daniels enterré aux archives. Mais cela c'était sans compter sur l'animosité du commandant Valchek envers le syndicaliste des docks Frank Sobotka. Assez en tout cas pour mobiliser une équipe entière sur les agissements présumés du suspect polonais. Remis en selle par miracle, Daniels va alors aussitôt recomposer son ancienne équipe pour débuter l'enquête. Sauf que celle-ci va rapidement s'élargir à quatorze corps de femmes retrouvés sur les docks...

 

Mon avis : Piège en eaux troubles... (Ne pas lire avant d'avoir vu la saison 2)

 

Après une première saison de très bonne facture, The Wire revient avec cette fois la traite des blanches en ligne de mire. Grâce à une galerie de personnages en majorité issus de la saison 1, on entre très rapidement dans le vif, ou plutôt le mort du sujet, à savoir quatorze « Jane Doe », nom donné aux cadavres de femmes dont on a pas réussi à retrouver l'identité. Patate chaude que personne ne veut accepter sous peine de voir ses statistiques d'enquêtes élucidées plonger dans le rouge, c'est une nouvelle fois McNaulty qui va être l'instigateur de tout ça en étant le premier a avoir croisé un des cadavres.

Cette saison 2 voit aussi l'apparition d'un nouvel univers, celui des dockers et de leur syndicat. Une fois encore la corruption sera à l'honneur à grand renfort de pots de vin pour l'obtention de tel ou tel marché financier, de tel ou tel aménagement portuaire. Et au coeur de ces magouilles on trouve justement Frank Sobotka, l'homme à abattre selon Valchek, mais qui s'avèrera davantage un tremplin qu'autre chose. Il n'empêche que lui, son fils Ziggy et son neveu Nicky vont devenir incontournables l'espace d'une saison. A noter au passage que le côté humain des personnages est toujours aussi soigné. Sobotka par exemple verse dans l'illégalité pour fournir du boulot à ses gars.

 

Au niveau de l'intrigue, c'est aussi du beau boulot car les docks sont bien évidemment une plaque tournante essentielle à divers trafics, et il se pourrait bien que Daniels et ses hommes mettent à jour bien plus que ce qu'ils étaient venu chercher. Pour cela, on a également droit à de nouveaux méchants, à savoir la bande du Grec, trafiquants russes en majorité bien plus extrêmes dans leurs méthodes que les précédents. Mais ces derniers, en cheville indirectement avec Barksdale, nous permettent ainsi de garder contact avec les Tours de Baltimore. Et puis en filigrane, il y a également la prise de pouvoir progressive de Stringer aux dépens d'Avon, promesse d'un conflit dantesque (je l'espère en tout cas) dans la saison 3 amorcée par le face à face Omar / Frère Mouzone. Bref, c'est de plus en plus complexe, il y a de plus en plus de monde, c'est toujours aussi drôle (les répliques de Bunk sont un régal), et le tout n'a jamais été aussi réaliste. Encore du tout bon que nous propose HBO.