
Fiche technique
Film italien et espagnol
Date de sortie (France) : 7 août 1966
Genre : Western-spaghetti
Titre original : Una pistola per Ringo
Durée : 1h33
Scénario : Duccio Tessari et Alfonso Balcazar
Musique : Ennio Morricone
Photographie : Francisco Marin
Avec Giuliano Gemma (Ringo), Fernando Sancho (Sancho), Lorella De Luca (Ruby), Nieves Navarro (Dolores), Antonio Casas (Major Clyde), George Martin (Ben, le shérif)…
Synopsis : Sancho, à la tête d’un groupe de bandits mexicains, est blessé à l’issue d’un hold-up. Lors de sa fuite, il se réfugie avec ses hommes dans un ranch dont il tient les occupants en otage. Après avoir fait boucler les lieux, le shérif fait appel à l’intrépide Ringo, un aventurier sans scrupules, pour s’introduire dans le ranch et libérer les otages. Après une série de ruses, Ringo parvient à gagner la confiance de Sancho en soignant ses blessures…
Mon avis : Pour une poignée de pesos…
Après leur rencontre sur le tournage du péplum Les Titans en 1961, Un pistolet pour Ringo marque les débuts d’une fructueuse collaboration entre Duccio Tessari et son acteur fétiche Giuliano Gemma. Les deux hommes tourneront ensemble une multitude de métrages jusqu’aux années 80. A l’origine co-scénariste sur le film de Sergio Leone Pour une poignée de dollars, Duccio Tessari bénéficie du succès retentissant du film en question pour acquérir une certaine notoriété et se lancer à son tour dans la mise en scène de son propre western. Il met alors en chantier un compromis entre le western façon Sergio Leone et la comédie italienne en créant pour l’occasion son propre héros, Montgomery « Ringo » Wood, alias « Angelface ». A noter aussi que le cinéaste saura s’entourer d’une troupe fidèle de comédiens en commençant par Fernando Sancho qui enquillera les rôles de méchant avec une aisance pour le moins réjouissante.
L’influence du travail avec Sergio Leone se ressent énormément dans la manière de filmer de Tessari, et ce n’est pas plus mal. Au point qu’on a vraiment l’impression au détour de certains plans d’avoir interverti deux bobines. Une influence que l’on retrouve également dans cette histoire mettant sur le devant de la scène un héros aussi à l’aise avec les mots qu’avec les colts qui, tout comme Clint Eastwood dans le film de Leone entre les Baxter et les Rojo, va passer tout le métrage à monnayer ses talents auprès des mexicains retranchés dans le ranch et le shérif désireux de sauver sa fiancée. Un héros particulièrement bien écrit et savamment mis en valeur qui en influencera d’ailleurs plus d’un dans les années qui suivirent à commencer par un certain Trinita. Au final, un très bon moment à passer que Un pistolet pour Ringo. On peut toutefois lui reprocher une seule chose, son cruel manque d’intensité dramatique du fait que l’humour est omniprésent pour atténuer les scènes plus violentes.
Note : 7.5/10