Fiche techniquelagrandeevasion

Film américain
Date de sortie (France) : 11 septembre 1963
Genre : Papa Schultz
Titre original : The Great Escape
Durée : 2h50
Scénario : James Clavell et W.R. Burnett
D’après le livre de Paul Brickhill
Musique : Elmer Bernstein
Photographie : Daniel L. Fapp
Avec Steve McQueen (Hilts), James Garner (Hendley), Richard Attenborough (Big X), James Coburn (Sedgwick), Charles Bronson (Danny), Donald Pleasence (Blythe)…

Synopsis : Durant la Seconde Guerre Mondiale, les allemands décident de réunir les plus grands officiers alliés prisonniers spécialistes de l’évasion dans une seule et unique prison de haute sécurité. Forcément, à peine débarqués, ces derniers vont tout mettre en œuvre pour se faire la belle…

Mon avis : La grande déception…

lagrandeevasion1La mode des films d’évasion débuta symboliquement avec La Grande Illusion de Jean Renoir, qui prenait place durant la Première Guerre Mondiale. Il s’en suivit de nombreux métrages plus ou moins réussis qui firent rapidement le distinguo entre le film d’évasion de camp et le film d’évasion de prison, autrement dit le prisonnier de guerre et le prisonnier tout court. Un trio de tête se détache parmi ces derniers : Le Trou de Jacques Becker, L’évadé d’Alcatraz de Don Siegel et Les Evadés de Frank Darabont. Arriva enfin le film « hommage-parodique » avec la comédie d’animation Chicken Run de Peter Lord et Nick Park qui généralement marque plus ou moins la fin d’un genre. Mais revenons donc à nos moutons avec The Great Escape, film culte de John Sturges qui tient pourtant davantage de l’illusion que de l’évasion.

lagrandeevasion2La faute à une ambiance « Papa Schultz » pour le moins surprenante qui annihile toute tentative d’intensité dramatique dans un récit qui pourtant promettait beaucoup. Je n’ai pas lu le livre de Paul Brickhill et ignore donc si c’était déjà le cas mais le fait est qu’on ne se soucie guère à l’écran du sort réservé à ces multirécidivistes de l’évasion. C’est d’autant plus dommage que le casting avait franchement de la gueule. A noter au passage que le film servit littéralement de tremplin à Steve McQueen pour le reste de sa carrière. Résultat, on se contente de quelques bons mots et de l’ingéniosité de ces officiers au rencart qui peinent cependant à faire avancer les presque trois heures de métrage proposées par John Sturges qu’on avait connu bien plus inspiré que dans cette vaste farce en uniformes. Bref, du divertissement inoffensif.

Note : 4/10


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Ecrit par Sylkarion.

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