
Fiche technique
Film américain
Date de sortie (France) : 5 décembre 1984
Genre : Joyeux bordel
Durée : 1h45
Scénario : Chris Columbus
Musique : Jerry Goldsmith
Photographie : John Hora
Avec Zach Galligan (Billy Peltzer), Phoebe Cates (Kate Beringer), Judge Reinhold (Gerald Hopkins), Frances Lee McCain (Lynn Peltzer), Hoyt Axton (Randall Peltzer)...
Synopsis : Egaré dans une vieille boutique chinoise, l’inventeur-gaffeur Randall Peltzer trouve le cadeau de noël idéal pour son fils Billy, un mogwai, petite boule de poils très attachante répondant au nom de Gizmo. Seul bémol, il faut respecter scrupuleusement trois règles pour le garder, ne jamais le soumettre à la lumière, ne jamais le mouiller et surtout ne jamais lui donner à manger après minuit. Autrement, les ennuis, de gros ennuis, commencent…
Mon avis : Un conte de Noël façon Joe Dante…
Vieille connaissance et vieux complice filmique de Steven Spielberg (avec qui il avait participé au revival de La Quatrième dimension un an plus tôt aux côtés de George Miller et John Landis), Joe Dante demeure un cinéaste assez atypique préférant rester dans l’ombre mais dont le talent est certain. Mettant en scène une histoire signée Chris Columbus (à qui l’on doit essentiellement Maman j’ai raté l’avion, Maman j’ai encore raté l’avion et les deux premiers volets d’Harry Potter), il nous propose une soirée de Noël pas comme les autres qui va voir une petite bourgade américaine sous la neige subitement infestée de gremlins, ni plus ni moins que des enfants tout verts avec de grandes oreilles n’ayant qu’une idée en tête, s’amuser et manger tout ce qui traîne, dévastant par la même occasion tout ce qui se trouve sur leur passage. Secondé par sa bien aimée Kate, le jeune banquier Billy Peltzer va tout mettre en œuvre pour stopper ce chaos dont il est plus ou moins à l’origine.
Ce qui reste le plus agréable dans ce film logiquement devenu culte depuis sa sortie, ce sont les innombrables trouvailles qui jalonnent un récit au rythme véritablement endiablé, si bien qu’on ne se lasse pas de le revoir régulièrement pour se rafraîchir la mémoire. Tout comme il le fera quelques années plus tard pour ses Home Alone, Chris Columbus témoigne d’un savoir-faire indéniable quand il s’agit de composer une histoire se déroulant en l’espace de quelques heures, ou plus précisément d’une nuit endiablée. La chronologie réduite obligeant à ce que la folie ne retombe jamais. C’est donc un véritable feu d’artifice que nous concocte Joe Dante, secondé par un Chris Walas très inspiré aux effets spéciaux, le créateur des « gremlins » ayant par ailleurs officié sur La Mouche, Scanners, Le Festin nu, ou encore Les Aventuriers de l’arche perdu. Bourré de clins d’œil pour cinéphiles avertis (Spielberg en fauteuil roulant, Robby le robot qui passe faire coucou (Planète Interdite), Gremlins est un régal aussi bien pour les petits que pour les grands. Tout simplement indémodable.
Note : 9/10