
Fiche technique
Film d’animation américain
Date de sortie (France) : 23 mars 2011
Genre : Aventures
Durée : 1h40
Scénario : John Logan, Gore Verbinski et James Ward Byrkit
Musique : Hans Zimmer
Avec les voix de Johnny Depp (Rango / Lars), Isla Fisher (Beans), Abigail Breslin (Priscilla), Ned Beatty (le Maire), Alfred Molina (Roadkill)…
Synopsis : Alors qu'il mène sa vie sans histoire d'animal de compagnie, Rango, caméléon peu aventurier, est en pleine crise d'identité : à quoi bon avoir des ambitions quand tout ce qu'on vous demande, c'est de vous fondre dans la masse ? Un jour, Rango échoue par hasard dans la petite ville de Poussière, dans l'Ouest sauvage, où de sournoises créatures venues du désert font régner la terreur. Contre toute attente, notre caméléon, qui ne brille pas par son courage, comprend qu'il peut enfin se rendre utile. Dernier espoir des habitants de Poussière, Rango s'improvise shérif et n'a d'autre choix que d'assumer ses nouvelles fonctions. Affrontant des personnages plus extravagants les uns que les autres, Rango va-t-il devenir le héros qu'il se contentait jusque-là d'imiter ?
Mon avis : Très très bonne surprise qu’est ce « Rango » J’attendais ce film d’animation avec assez d’impatience (les 1er trailers, le design du personnage principal, l’univers déjà entraperçu).
Tout d’abord, le visuel. Il
est à tomber par terre. Dès le 1er plan, on est scotché par les détails de
chaque texture, expression… Strictement rien n’est négligé. Et s’en suit la
présentation du héros. Ou plutôt du anti-héros tel comme on en avait pas vu
depuis longtemps : un caméléon en chemise hawaïenne, mythomane, dépressif,
névrosé et vraiment touchant. Et il faut le souligner, la prestation
« vocalistique » de Johnny Depp y est pour beaucoup. Le réalisateur
nous emmène dans une aventure totalement barrée, doublée d’un humour
complètement absurde sur fond de quête mystique de soi-même. Des dialogues y
sont croustillants (il y a beaucoup de dialogues) et chaque personnage y amène
sa petite touche décalée pour relever le rythme du récit (la galerie de
personnage est tout simplement ahurissante). Chaque plan transpire l’hommage
évident au Western spaghetti et Verbinski se lâche au niveau des références
(Sergio Leone évidemment, Las Vegas Parano, un peu du Seigneur des Anneaux et
une touche « épique » de Star Wars !).
Alors certains vont tiquer
sur le rythme, justement. Et je rétorquerai « stop, les mecs ! On est dans un
western là » (bon ok, pas tout à fait, mais on y retrouve toutes les
thématiques). Et le réalisateur réussit la prouesse de mêler un rythme
tranquille surligné par ces paysages asséchés du Far West et l’opposer au
caractère complètement survolté, haut en couleur de son personnage principal.
Le tout ponctué d’énormes morceaux de bravoure qui en mettent plein la figure.
Le réal’ prend le temps (mais pas trop non plus, pas de panique) de poser
l’action, de laisser une place à chaque personnage et puis… On est dans un
western bordel ! Nous sommes vraiment face à une véritable petite pépite qui apporte
une bonne bouffée d’air frais dans le monde de l’animation (« Numéro 9 » avait
déjà créé une petite surprise, mais plombé par une durée beaucoup trop courte
et des personnages traités trop en surface).