

Considéré
à jamais comme un des nanars les plus historiques de la série B, Invasion USA
restera le film de référence pour tous les amateurs du barbu bourrin qu'est
Chuck Norris. En effet, ici pas de beau gosse bien coiffé à la Ashton Kutcher,
là on fait dans la testostérone et dans le rentre-dedans. Oublions donc le
scénario, on s'en fout, et abandonnons-nous à ce festival de patriotisme
exacerbé ridicule au possible où tous les russes sont de vilains communistes
avides de sang. Après que son meilleur ami et voisin trouva la mort lors
d'un raid communiste destiné à tuer Chuck, (oui, car le leader des vilains méchants
russes est un ancien ennemi de Walker donc celui-ci veut s'en débarrasser avant
qu'il ne compromette ses plans). C'est à ce moment là que le spécialiste
du karaté entre en scène et ça va chier pour ces enfoirés de coco. Habillé
comme un rednek néo-nazi et pas rasé depuis huit mois, Matt Hunter entreprend à
lui tout seul de casser toute cette racaille qui ont pour seul but de
transformer les « States » en un immense barbecue dominical.
A partir de cet instant, c'est le jugement dernier, les terroristes russes débarquent
comme des fous furieux sur le sol américain, le réal qui n'est autre que le
grand Joseph Zito se fait plaisir, filme de belles maisons pavillonnaires
qu’on voit partir en lambeaux sous les feux des bazookas et autres armes de
destruction massives, déclenche des émeutes raciales entres hispaniques et
policiers, montre aussi les rues de Miami infestées de gros macros. Bref, Zito
ferait presque passer Mad Max et ses acolytes pour des playmobils. Le film
restera une référence pour ses répliques aujourd'hui cultes, son
anti-communisme grossier, ses scènes d'action à rendre jaloux Sly et
Gouvernator, et puis la superbe veste en jean du beau Chuck. Et n'oublions pas
ce superbe final à la western-spaghetti, entre Hunter et le psychotique Rostov
campé par le blondinet et très déterminé Richard Lynch, qui
s'opposent tous deux à coup de lance-roquettes. Une perle donc, une oeuvre
immense pour le nanar-movie à ne manquer pour rien au monde. Chuck Norris forever...