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Série américaine
25 épisodes pour la saison 3
Avec Milo Ventimiglia (Peter Petrelli), Greg Grunbert (Matt Parkman), Hayden Panettiere (Claire Bennet), Adrian Pasdar (Nathan Petrelli), Masi Oka (Hiro Nakamura), Ali Larter (Niki Sanders), Sendhil Ramamurthy (Mohinder Suresh), Jack Coleman (Noah Bennet), Zachary Quinto (Gabriel « Sylar » Gray), David Anders (Takezo Kensei), Kristen Bell (Elle), Dania Ramirez (Maya)...

Mon avis : Après une saison 1 décrédibilisée par un final expéditif et une saison 2 ayant pas mal souffert de la grève des scénaristes, la saison 3 de "Heroes" allait devoir mettre les bouchées doubles pour convaincre un public de moins en moins séduit au fur et à mesures des épisodes. Néanmoins, les fans avaient de quoi se réjouir puisque le volume III annonçait en grandes pompes le retour de Sylar, LE personnage emblématique de la série, interprété par un excellent Zachary Quinto. Malheureusement, force est de constater que, décidément, les scénaristes ne retiennent pas les erreurs du passé et les réitèrent de manière honteuse dans cette saison. Ainsi la mise en place est toujours aussi longue avec de nouveaux personnages plus ou moins intéressants, et les enjeux, une fois posés, s'annoncent passionnants. Mais c'est surtout cette incapacité des scénaristes à ne pas savoir comment finir un volume qui terrifie.

 


 

NB : il est plus commode de parler de volume que de saison dans "Heroes". A la manière des comics, un volume représente une intrigue principale. La saison 1 représentait le volume I (23 épisodes), la saison 2 le volume II (11 épisodes) et la saison 3 les volumes III et IV (une dizaine d'épisodes chacun).

 


 

heroessaison31.jpgLes scénaristes ne savent clairement pas construire un final. Ils mettent un désordre pas possible, passent plusieurs épisodes à mettre en place les nombreux personnages et intrigues pour que cela aboutisse à une résolution qui se déroule en ... dix minutes, montre en main. Est-ce là une marque de fabrique de la série ? Une manière de dire que "le plaisir de chercher l'or est plus grand que le plaisir de le détenir"? Impossible de savoir. Mais en tout cas, ça nuit gravement à l'ensemble de la série, ce qui est dommage. Le souvenir de la fin de la saison 1 est encore présent dans les esprits malgré un quasi-sans faute sur un déroulement de 23 épisodes. Pour ce qui concerne la fin des volumes III et IV, la résolution est tout bonnement honteuse : entre un grand méchant qui se fait dégommer en deux secondes et un combat qui s'annonce dantesque et auquel on ne peut assister à cause d'une porte fermée, la frustration est grande !

 


 

Pourtant, la faute n'est pas au reste des épisodes qui se suivent sans trop de mal, malgré la sévère impression que le monde des Heroes évolue sans pour autant que cela soit le cas des Heroes justement, tous (trop) fidèles à eux-mêmes. Par contre, s'il y a une chose qui a été comprise, c'est que la série bénéficie d'un budget conséquent, et cette fois, le paquet a été mis sur l'action (dont on pouvait légitimement déplorer la rareté dans les saisons précédentes). Tant mieux, ça meuble un peu plus que d'interminables conversations stériles. D'autant plus que les effets spéciaux pour une série ne sont pas à jeter et que la réalisation n'a jamais été le point faible du show.

 


 

heroessaison32.jpgMais le point faible d'une série à succès reste immanquablement son scénario qui, à long terme, ne sait plus à quoi s'atteler. Si les intrigues principales des volumes III et IV sont sympathiques (si on fait exception de retours aussi inattendus que peu crédibles, tel le personnage d'Ali Larter), les tentatives tout autour pour meubler sont un peu vaines quand ce n'est pas de l'action pure et dure. La thématique classique de la balance entre le bien et le mal est sous-exploitée dans le volume III. Néanmoins, le volume IV se rattrape extraordinairement bien (Sylar en premier !) et laisse entrevoir le réel potentiel de la série, à savoir l'acceptation par la société de ces individus hors du commun. La saison 3 reste de ce fait légèrement mitigée à cause d'une première partie expéditive et muselée. Mais la deuxième partie relève pas mal le niveau, et le devenir de Nathan (qu'on avait déjà pu entrevoir dans la saison 1, comme quoi on peut se demander si les scénaristes n'avaient pas déjà tout prévu depuis le début) a de quoi alimenter encore quelques passions. La saison 4, et donc le volume V, a du mal à ne pas susciter la curiosité et une petite envie.

 

 

Note : 6.5/10


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Ecrit par VincZt.

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