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Fiche technique


Série américaine
24
épisodes de 42 minutes
Scénario : Marc Cherry & Co
Musique : Steve Jablonsky. Thème : Danny Elfman
Avec Teri Hatcher (Susan Mayer), Felicity Huffman (Lynette Scavo), Marcia Cross (Bree Hodge), Eva Longoria (Gabrielle Solis), Nicollette Sheridan (Eddie Britt), Brenda Strong (Mary Alice Young), Kyle MacLachlan (Orson Hodge), Dana Delany (Katherine Mayfair)…

Ne pas lire la suite si vous n’avez pas encore vu les quatre premières saisons.

Synopsis : Le temps file à Wisteria Lane, et chacun se demande comment il en est arrivé là. Gaby a négligé sa beauté pour se consacrer à sa famille, Bree s'est métamorphosée en femme d'affaires, Susan élève seule son fils MJ et Lynette doit faire face à deux adolescents indisciplinés sur lesquels elle n'a plus aucune autorité. C'est le moment que choisit Edie pour réapparaître dans le coin...

Mon avis : La saison 4 avait survécu tant bien que mal à la grève des scénaristes. Elle n'avait surtout été amputée que de seulement 5 ou 6 épisodes (contre 22-23 épisodes pour les saisons précédentes) alors que d'autres en perdaient la moitié (Heroes, saison 2 : 11 épisodes contre 23 pour la saison 1). Le final de la saison 4 pouvait en soit s'apparenter à une fin de série : on retrouve nos héroïnes cinq ans plus tard. Elles ont toutes plus ou moins évolué de manière attendue : Bree a maintenant sa petite entreprise, Gabrielle a des enfants, Lynette tient toujours la pizzeria et Susan rentre chez elle saluer son bien-aimé ... inconnu (mais pas Mike Delfino !). L'idée de transposer les aventures de ces femmes au foyer dans un futur relativement proche n'était pas en soit une mauvaise idée mais confirme une chose : les scénaristes ne savent plus vraiment quoi inventer. Cela se ressentait fortement dans la saison 4 (avouons que le coup de l'ouragan qui ravage le quartier est un peu tiré par les cheveux). La saison 5 peine ainsi à réellement captiver l'intention.

 


 

desperatesaison52.jpegUne évolution temporelle n'entraîne pas nécessairement une évolution des héroïnes. Une Bree qui a sa propre affaire n'a rien d'étonnant finalement. De même que Lynette qui est bien le personnage qui a le moins changé, le véritable attrait étant peut-être de voir ses quatre enfants plus grands (ses trois garçons sont maintenant ados). Susan refait quant à elle le coup de la saison 3 : elle n'est plus avec Mike mais avec un autre. Pas besoin de chercher midi à quatorze heures pour se douter que d'anciens sentiments vont rejaillir, et ce n'est pas la présence de son fils de cinq ans qui va apporter quelque chose de neuf à l'ensemble. Pire : Julie, sa fille, un personnage qui avait été bien sous-exploité les saisons précédentes, ne fait une apparition que le temps d'un épisode... Mais le personnage qui pourrait surprendre le plus est peut-être Gabrielle en maman débordée qui a maintenant deux petites filles (à l'image de Lynette dans la saison 1). Mais cela n'est finalement que de la poudre aux yeux puisque la Gabrielle des saisons précédentes ne met pas longtemps pour faire son come-back.

 


 

desperatesaison53.jpegEn gros, ce n'est pas du côté des héroïnes principales qu'il faut chercher un changement quelconque. Tant mieux, me direz-vous, on est ainsi en terrain connu. Hélas, ré-explorer une nouvelle fois ce même terrain sans chercher à aller plus loin, c'est lassant. La saison 5 de Desperate Housewives n'offre ainsi que peu voire pas du tout de nouvelles perspectives, à part remettre le feuilleton à l'eau de rose au goût du jour. Les intrigues principales et secondaires sont diablement communes : secrets, coucheries, accidents, manipulations... Les nouveaux personnages ne sont guère passionnants pour leur part et l'intrigue principale tournant autour du nouveau mari d'Edie est aussi prévisible que navrante, à l'exception d'un regrettable accident intervenant vers la fin de la saison qui est peut-être l'un des rares bons points de cette fournée 2008-2009 : un décès réellement inattendu. Mais la palme de l'inutilité revient sûrement à Katherine, introduit en tant que nouvelle Desperate Housewives dans la saison 4, qui a rapidement trouvé ses limites à la fin de celle-ci. La coller avec Mike témoigne une nouvelle fois du désespoir dans lequel tombent les scénaristes. Et des exemples du même style ne manquent pas, quand on voit le sort réservé à Karl et surtout à ... Orson ! Décidément, du type froid et inquiétant de la saison 3 il ne reste qu'une loque humaine qui accumule les tares (insomnie dans la saison 4, kleptomanie dans la 5...), ou comment démonter un personnage qui donnait l'illusion d'avoir un certain potentiel lors de son introduction dans la saison 2...

 


 

desperatesaison54.jpegMême le final de la saison ne donne pas vraiment envie de voir la suite (qui Mike épouse-t-il ? Avant même d'avoir confirmation, la réponse est toute trouvée). A la rigueur, les deux Miss Marple qui enquêtent divertissent un peu mais ce n'est hélas pas assez pour relever le niveau. Les scénaristes ont ainsi prouvé une nouvelle fois après la saison 4 qu'ils ont usé la ficelle jusqu'à la corde. Du côté incisif des premiers épisodes de la première saison, il ne reste rien à part cet arrière-goût de Feux de l'Amour de luxe. La série reste quand même ce petit divertissement coloré et les fans assidus y trouveront leur compte. Mais là encore, c'est au prix d'une certaine indulgence, surtout quand on voit dans quels travers la saison 6 va tomber au vu de ce qui s'annonce... Si ça doit continuer jusqu'en 2013, on est pas sorti de l'auberge...

 


 

Note : 3/10


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Ecrit par VincZt.

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