Fiche techniquemassacreaucamp.jpeg

Film américain
Genre : Slasher traumatisant
Titre original : Sleepaway Camp
Durée : 1h28
Scénario : Robert Hiltzik
Musique : Edward Bilous
Photographie : Benjamin Davis
Avec Felissa Rose (Angela), Jonathan Tiersten (Ricky), Karen Fields (Judy), Christopher Collet (Paul), Mike Kellin (Mel)…

Synopsis : Deux enfants, Peter et Angela, font du bateau avec leur père sur un lac. Un hors bord perd le contrôle et vient les percuter de plein fouet. Huit ans plus tard... Angela vit désormais chez sa tante et son cousin Ricky. Tous les deux partent pour un camp de vacances. Toujours traumatisée par l'accident, Angela ne cause qu'à son cousin. Elle provoque l'énervement des autres filles car elle ne pratique aucune activité. Alors qu'elle risque de se faire violer par le cuisinier, son cousin Ricky arrive à temps. Peu de temps après, le cuisinier se fait assassiner alors qu'il préparait un bac d'eau bouillante. Angela devient le souffre-douleur des autres enfants du camp qui n'arrêtent pas de l'embêter, excepté Paul, un jeune garçon qui succombe à son charme. Bientôt, d'autres meurtres affreux se produisent dans le camp. Les victimes sont toujours des personnes qui ont ennuyé Angela peu de temps avant...

Mon avis : Splatter culte

massacreaucamp1.jpeg 1980, Vendredi 13 cartonne au box office Américain  et lance la mode du slasher. Jusqu'ici, seuls Halloween de Carpenter ou La Baie Sanglante de Bava sont réellement connus et lancent la mode des tueurs massacrant de l'adolescent en masse. Beaucoup de daubes, de films d'exploitation mineurs et quelques perles dont ce Massacre au camp d'été. L'histoire du film en lui-même est assez classique et typique de ce genre de production. Un camp de vacances, des ados avides de sexe, de boissons interdites et de débauche, et bien entendu un tueur bien ravagé qui prépare sa terrible vengeance. La réalisation en elle-même est assez légère avec des acteurs qui font le minimum. De ce point de vue là, la réalisation ne sort pas du tout des sentiers battus.
 

massacreaucamp2.jpegMais ce qui fait la différence, c'est l'ambiguïté avec laquelle le tueur opère, ne tuant que de jeunes victimes uniquement. En résulte une ambiance assez glauque qui sent à plein nez le mal-être adolescent, la jalousie et la puberté avec une pauvre Angela qui ne se sent pas à sa place et est à deux doigts (sans mauvais jeu de mots) de se faire violer par le cuisinier du camp au début du film. Le gore n'est pas trop présent. Hiltzik nous montre plutôt des flash back totalement ambigus qui ont toute leur importance et qui débouchent sur un twist final horrible et traumatisant qui mérite à lui seul une vision en montrant que le message qu'il a voulu faire passer est bien plus ambitieux qu'on aurait pu le croire au départ...

Note : 8/10


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