cashback.jpgFiche technique
Film britannique
Date de sortie : 17 janvier 2007
Genre : vie nocturne
Durée : 1h34
Scénario : Sean Ellis
Directeur de la photographie : Alex Barber et Angus Hudson
Musique : Guy Farley
Avec Saen Biggerstaff (Ben Willis), Emilia Fox (Sharon Pintey), Shaun Evans (Sean Higgins), Stuart Goodwin (Jenkins), Michael Dixon (Barry Brickman),Michael Lambourne (Matt Stephens), Marc Pickering (Brian)…

Synopsis : Ben Willis , étudiant aux Beaux-Arts, se fait plaquer par sa petite amie Suzy. Devenu insomniaque suite à cette rupture, il se met à travailler de nuit au supermarché du coin. Là, il fait la connaissance de quelques personnages hauts en couleur qui cultivent, chacun à sa manière, l'art de tromper l'ennui pendant les longues heures de travail. (allocine)

Mon avis : Mes nuits sont plus belles que vos jours

cashback1.jpgPremier film de Sean Ellis, photographe de son état, Cashback impose un style esthétique de qualité. Déjà en 2004 Ellis s’était fait remarqué avec un court métrage original intitulé… Cashback. Deux ans plus tard il décide d’étoffer cette histoire pour la passer, avec les mêmes acteurs, en long-métrage. Reprenant les scènes clés du court, Cashbak se pose comme un premier film poétique à l’ambiance onirique.

cashback2.jpgBen est un étudiant à l’école des Beaux Arts qui vient de se faire plaquer par Suzy. Il a beau faire, il n’arrive pas à se sortir de la tête cette histoire et à comprendre comment il a pu en arriver là. N’arrivant plus à dormir, il décide de profiter de ce temps libre pour se faire de l’argent de poche en travaillant de nuit dans le supermarché du coin. C’est tout un univers qu’il va découvrir, peuplé de personnages aussi décalés que lui qui essaient tant bien que mal de faire passer le temps.

cashback3.jpgOn retrouve dans Cashback un univers un peu à la Gondry. Toutes proportions gardées bien sûr, mais on peut y voir une façon particulière de considérer le monde comme un grand terrain de jeu où les rêveurs seraient les rois. Sans dévoiler la façon dont le personnage principal parvient à éviter l’ennui on peut dire que l’idée participe grandement à faire du film une bulle délicieusement hors du temps. D’ailleurs tous les personnages ont leur petit truc, de celle qui évite à tout prix de regarder l’horloge à ceux qui s’amusent d’un rien, pour s’extraire de ce quotidien qui ne les intéresse pas plus que ça.

cashback4.jpgC’est là que Sean Ellis développe, avec plus ou moins de réussite selon les moments, sa théorie du temps et de la beauté. C’est pourquoi, si le scénario de Cashback n’est pas extraordinaire, le film se démarque par sa façon de considérer l’artiste et son rapport à l’objet d’art ou à son modèle, la femme en l’occurrence. Tout en subtilité Ellis voue un culte à la beauté féminine et aux courbes qui en ont rendu fou plus d’un et qui apportent l’inspiration à l’artiste en herbe qu’est Ben.

Ben va-t-il se remettre de sa rupture, ce n’est finalement pas la question essentielle de Cashbak. Porté par un casting de jeunes premiers prometteurs (notamment Sean Biggerstaff, Olivier Dubois pour les fans d’Harry Potter) le film apporte une bouffée d’air frais bien agréable. Développant, en moins cauchemardesque, une intrigue proche de celle de The machinist, il promet une belle carrière à son réalisateur.

Ma note : 7,5/10


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Ecrit par Neiljordan.

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