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Fiche technique


Série américaine
Genre : Bienvenue en Enfer
8 épisodes de 50 minutes
Avec J. K. Simmons (Vern Schillinger), Harold Perrineau (Augustus Hill), Dean Winters (Ryan O’Reilly), Lee Tergesen (Tobias Beecher), B.D. Wong (le père Ray Mukada), Ernie Hudson (Leo Glynn), Terry Kinney (Tim McManus), Rita Moreno (Sœur Peter Marie), Adewale Akinnuoye-Agbaje (Simon Adebisi), George Morfogen (Bob Rebadow), Eamonn Walker (Kareem Saïd), Kirk Acevedo (Miguel Alvarez)…

1. Routine carcérale
2. Visite conjugale
3. In Exelsio Deo
4. Peine capitale
5. Vivre sainement
6. A ta santé
7. Plan B
8. Parties de dames

Synopsis : Emerald city. Quartier expérimental de la prison créé par le visionnaire Tim McManus qui souhaite améliorer les conditions de vie des détenus. Mais dans cet univers clos et étouffant se recrée une société terrifiante où dominent la haine, la violence, la peur, la mort. Où tout espoir est vain, où la rédemption est impossible. "Oz est l'endroit où je vis. Oz est l'endroit où je vais mourir, où la plupart d'entre nous vont mourir. Ce que nous sommes importe peu. Ce que nous allons devenir ne compte pas" explique le narrateur depuis sa cage en verre. Bienvenue dans l'antichambre de l'enfer…

 

Mon avis : J’irai au Paradis car l’Enfer est ici…

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A une époque où les séries sont légion et où nombre d’entre elles sont encore trop mauvaises pour mériter une diffusion télévisée, on distingue heureusement quelques perles comme ce bijou de Tom Fontana qu’est Oz. Six saisons au total, une galerie de personnages impressionnante de réalisme et de diversité, des épisodes peu nombreux par saison mais d’autant plus denses dans leur contenu, des dialogues plus vrais que nature et un parti-pris de ne ménager à aucun moment le spectateur sur la dure réalité carcérale, sont autant d’atouts majeurs qui font de Oz sans aucun doute possible la production de référence en matière de série en huis-clos.

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Avec un casting magistral et surtout sans la moindre fausse note (ils sont même parvenu à réhabiliter Luke Perry quelques saisons plus tard, chapeau bas), Tom Fontana et ses scénaristes ont visiblement eu à cœur de soigner au maximum la psychologie de leurs nombreux personnages hauts en couleurs, sans mauvais jeu de mot. En effet, car le quartier expérimental Emerald City fait plutôt figure d’écrin recelant les joyaux que sont les détenus. Comment ne pas apprécier ces personnages, aussi égarés soient-ils ? Qu’il s’agisse de la fourberie d’un Ryan O’Reilly, de l’innocence d’un Tobias Beecher, des idéaux dérangés d’un Vern Schillinger ou simplement le bonnet de Simon Adebisi.

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Divisés en différents clans selon leur couleur de peau, leur croyance religieuse, leur idéologie politique ou leur simple non appartenance aux clans sus-nommés, tous ces personnages sont là avant tout pour nous présenter les différents rapports de force qui évoluent dans un univers aussi confiné où le risque d’explosion est à chaque instant un peu plus inévitable. C’est particulièrement flagrant avec la relation ambigu entre Beecher et Schillinger, le premier étant d’abord l’esclave du second avant de dire stop et d’inverser radicalement sa situation avec les moyens du bord, reléguant du même coup son bourreau au statut de victime, et tout ça en l’espace de huit épisodes, bluffant. En témoigne les décisions de McManus, chef d’orchestre malgré lui, dont les répercussions affectent toujours en mal un autre détenu.

oz4.jpg Etonnant également le tableau que nous propose Tom Fontana sur le quotidien de Oz. Un Enfer sur terre où chaque jour est synonyme de lutte pour survivre. Une survie qui se décline sous divers horizons, qu’il s’agisse du fait de résister à la drogue, à l’intimidation et bien sûr à l’emprisonnement. Car le risque ici n’est pas seulement physique, avec les inévitables viols, mais aussi psychologique. Nombre de ces personnages sont là à perpétuité et chacun tente donc avec ses moyens de se faire une place dans un microcosme où il est déjà certain de finir ses jours. C’est pour toutes ces raisons que Oz, aussi bien écrite qu’interprétée, est à n’en pas douter une des séries les plus efficaces et les plus prenantes que la télévision américaine a pu proposer.


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Ecrit par Sylkarion.

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Commentaires  

 
+1 #1 Jumbo 02-04-2009 18:46
Une série vraiment extraordinaire, ultra prenante en effet, et une première saison chef-d'?uvre.
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