Fiche technique
Film italien
Date de sortie : 14 décembre 2005
Genre : Poésie moderne
Titre original : La Tigre e la neve
Durée : 1h55
Scénario : Roberto Benigni, Vincenzo Cerami
Musique : Nicola Piovani
Photo : Fabio Cianchetti
Producteurs exécutifs : Tom Cruise et Paula Wagner
Avec : Roberto Benigni, Nicoletta Braschi, Jean Reno…
Synopsis : Attilo est un poète. Toutes les nuits il rêve de LA femme, celle qu’il veut épouser. Il fait alors sa rencontre en la personne de Vittoria, lors d’une conférence d’un ami poète irakien qui doit repartir dans son pays, la guerre étant imminente. Quand Attilo apprend que Vittoria est là-bas, et entre la vie et la mort, il décide d’aller la rejoindre et de tout faire pour ramener en vie celle dont il ne cesse de rêver.
Mon avis : Qui a dit que les Italiens étaient loquaces ?
Autant le dire, deux heures de Begnini, on en ressort vidé de notre énergie. C’est « pire » qu’un film d’action où ça bouge tout le temps. Lui, avec sa tchatche naturelle et ses mouvements, prend littéralement tout l’écran (donc si vous ne le supportez pas, n’y allez pas). Mais c’est bien, on en ressort souriant. Comme dans La Vie est belle, il utilise un évènement pas des plus joyeux (la guerre) comme trame de fond. C’est à travers son histoire émouvante et drôle de chevalier sauvant sa belle qu’il la stigmatise : l’hôpital qui manque de tout, les balles qui fusent, les pillages ou les Américains sur les nerfs qui vous enferment pour un oui ou pour un non…On nous a tellement parlé depuis deux ans de cette guerre (on nous annonce tous les jours une trentaine de morts aux informations…) qu’on finit par être « habitué ».
Benigni n’a pu choisir que son épouse pour jouer celle qu’il aime (quoi de plus facile alors même si ce sont des « personnages »), il l’avait déjà choisi pour son épouse dans La vie est belle. On y trouve aussi Jean Reno, dans le rôle du poète irakien. Résultat, on oppose deux folies : la folie des hommes, et le folie du poète. Les uns pour des raisons qu’on n’évoque pas ici, l’autre pour sauver la femme de sa vie (qui irait, à l’inverse de tous, en Irak alors que la guerre à éclater ?). C’est sûr, c’est un peu « gros » puisqu’il n’est ni blessé une seule fois, ni vraiment « empêché » dans ses actions…Mais bon, l’exubérance de ce poète rêveur fait oublier tout ça.
La définition du poète qu’il donne au début m’a beaucoup plu : savoir trouver les mots justes pour expliquer à l’autre ce qu’on a ressenti, afin que lui-même ressente la même chose. Au cinéma, c’est un peu pareil : nous aussi on finit par être amoureux et un peu fou à la fin du film…
Ma note : 8/10









