Fiche technique

Film américain
Date de sortie (France) : 18 mars 1998
Genre : Diableries
Titre original : Fallen
Durée : 2h00
Scénario : Nicholas Kazan
Musique : Tan Dun
Photographie : Newton Thomas Sigel
Avec Denzel Washington, John Goodman, Donald Sutherland, Embeth Davidtz, James Gandolfini, Elias Koteas...

 

Scénario : John Hobbes est un as de la criminelle qui croit profondément en sa mission. Un jour, peu avant d’assister à l’exécution du tueur en série Reese, qu’il a lui même mis derrière les barreaux, il est surpris par l’attitude de celui-ci qui lui tend la main et se met à parler dans une langue étrangère comme s’il invoquait quelque chose ou quelqu’un. Peu après l’exécution, Hobbes reçoit un coup de fil anonyme en pleine nuit, comme Reese aimait à le faire quand il courait encore…

 

Mon avis : Quand le Malin veut jouer au plus malin...

 

Pour son deuxième long métrage après le décevant Peur primale, Gregory Hoblit remet le couvert avec un nouveau thriller, non pas judiciaire cette fois mais surnaturel. Pour autant, le résultat est sensiblement le même. Invraisemblable de bout en bout comme son prédécesseur, Fallen voit son suspense gâché par un récit au dénouement défloré trop tôt là où celui de Peur primale l’était trop tard. Preuve s’il en est que le cinéaste évite ses précédentes erreurs pour en commettre de nouvelles.

 

Résultat des courses, le spectateur a de nouveau l’impression d’un scénario relativement original qui se voit malheureusement très mal exploité par un cinéaste qui peine à se défaire des influences de Seven, Le Silence des agneaux ou encore Hidden pour la progression par contact. A déplorer aussi, une voix off très maladroite qui nous explique trop de choses trop vite au risque de faire perdre son peu d’intérêt au film. On peut également regretter que les seconds rôles soient tantôt trop peu développés (John Goodman) tantôt complètement inutiles (Donald Sutherland, Embeth Davidtz, la théologienne qui tombe à pic).

 

Néanmoins, le pire demeure la bêtise ambiante tout au long du récit. Denzel Washington qui fronce les sourcils pour se donner une contenance en se demandant ce que peut bien être « Azazel », c’est à mourir de rire. Mais pas autant que la scène où il pose la question fatidique à une bonne sœur dans le train (on trouve toujours une bonne sœur dans le train quand on en a besoin) : « Apocalypse, ça veut dire quoi ? ». A se demander qui est pris pour un con dans l’histoire… Bref, le seul truc qui vaille vraiment la peine dans ce film, c’est la musique signée Tan Dun, qui verra sa cote grimper en flèche peu après pour son travail sur Tigre et Dragon puis Hero. Pour le reste, on dirait bien que Talent is on the other side…

 

Note : 3,5/10