Fiche technique

Film américain
Date de sortie (France) : 19 octobre 1983
Genre : Franchise naissante
Titre original : Star wars : Episode VI – Return of the Jedi
Durée : 2h10
Scénario : Lawrence Kasdan et George Lucas
Musique : John Williams
Directeur de la photographie : Alan Hume
Avec Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher, Billy Dee Williams, Anthony Daniels, Ian McDiarmid, Frank Oz, James Earl Jones, Alec Guinness, David Prowse…

 

Synopsis : L'Empire galactique est plus puissant que jamais : la construction de la nouvelle arme, l'Etoile de la Mort, menace l'univers tout entier... Arrêté après la trahison de Lando Calrissian, Han Solo est remis à l'ignoble contrebandier Jabba Le Hutt par le chasseur de primes Boba Fett. Après l'échec d'une première tentative d'évasion menée par la princesse Leia, également arrêtée par Jabba, Luke Skywalker et Lando parviennent à libérer leurs amis. Han, Leia, Chewbacca, C-3PO et Luke, devenu un Jedi, s'envolent dès lors pour une mission d'extrême importance sur la lune forestière d'Endor, afin de détruire le générateur du bouclier de l'Etoile de la Mort et permettre une attaque des pilotes de l'Alliance rebelle. Conscient d'être un danger pour ses compagnons, Luke préfère se rendre aux mains de Dark Vador, son père et ancien Jedi passé du côté obscur de la Force.

 

Mon avis : Une conclusion pas à la hauteur

 

L’Empire contre-attaque était enthousiasmant. Le Retour du Jedi n’en est que plus décevant. Voilà un épisode qui se devait de clore en beauté la seule véritable saga de pure science-fiction au cinéma. Au lieu de ça, George Lucas (producteur exécutif) et Richard Marquand ont fait le choix de l’exotisme. Autrement dit, une première moitié du récit chez Jabba pour sauver Han Solo, et la seconde dans les bois à combattre aux côtés de bisounours miniatures.

 

Mais que s’est-il passé ? La seule explication, c’est que George Lucas a basculé du côté obscur de la force, préférant faire fructifier une franchise plus que rentable plutôt que nous proposer un épisode conclusif digne de ce nom. Ainsi, ce sixième volet apparaît clairement vouloir s’adresser à un plus large et surtout un plus jeune public. Des peluches rigolotes par ci, des droïdes toujours aussi crétins par là, ni vu ni connu je t’embrouille, je t’ai bien eu.

 

Subsiste quand même un fil directeur pour ceux qui étaient venus voir un star wars. Luke, désormais un puissant chevalier jedi, va devoir livrer à la fois un combat physique et psychologique et contre son père Dark Vador et contre l’Empereur Palpatine qui entend faire de lui son nouveau bras droit. Bref, une tension absente la première heure et demie qui resurgit subitement et culmine dans ce double affrontement final sur fond de guerre stellaire.

 

C’est dans cette dernière demi-heure que réside malheureusement tout l’intérêt du film passablement ennuyeux jusque là par le manque d’enjeu du récit. Dans son second face à face avec son père, le jeune chevalier jedi ne craint plus d’être tué mais de devoir tuer celui qu’il vient de découvrir et qu’il n’a jamais connu le croyant mort. De l’autre côté, on assiste à la prise de conscience de son adversaire qui, à chaque minute écoulée, est un peu plus Anakin et un peu moins Dark Vador. Un Seigneur Sith qui réalise peu à peu que Palpatine est en train de faire à Luke exactement ce qu’il lui a fait à lui plusieurs années auparavant. Une symétrie parfaite jusque dans le bras droit coupé du fils dans l’épisode V, du père dans l’épisode VI. Au final, une grosse déception heureusement rattrapée par une dernière demi-heure en apothéose. Cette saga méritait mieux quand même.

 

Note : 7/10