Fiche technique

Film américain
Date de sortie (France) : 24 mai 2006
Genre : Freakshow

Titre original : X-Men : The Last Stand
Durée : 1h40
Scénario : Zak Penn et Simon Kinberg
Musique : John Powell
Image : Dante Spinotti et Philippe Rousselot
Avec Hugh Jackman, Patrick Stewart, Ian McKellen, Famke Janssen, Halle Berry…

 

Synopsis : Dans le chapitre final de la trilogie X-Men, les mutants affrontent un choix historique et leur plus grand combat... Un "traitement" leur permet désormais d'échapper à ce qu'ils sont. Pour la première fois, ils ont le choix : conserver ce qui fait leur caractère unique mais leur vaut la défiance et la méfiance de l'humanité, ou bien abandonner leurs pouvoirs et devenir des humains à part entière. Les points de vue opposés des leaders des mutants, Charles Xavier, qui prêche la tolérance, et Magneto, qui croit à la survie des plus adaptés, sont plus que jamais incompatibles et vont déclencher la plus acharnée des batailles…

 

Mon avis : Trois fois décevant

 

Après un premier épisode un peu mou mais qui avait le mérite de poser des bases solides et un deuxième épisode beaucoup mieux rythmé qui rentrait dans le vif et le mort du sujet, on ne peut que déplorer les choix opérés par Brett Ratner qui avait la lourde tâche de remplacer le surdoué Bryan Singer. X-Men l’affrontement final est bien loin de seulement égaler ses prédécesseurs.

 

Se situant bien plus que les deux premiers volets dans une optique de pur divertissement musclé bourré d’effets spéciaux ahurissants au service de scènes d’actions chaque fois un peu plus spectaculaires, le film de Brett Ratner entend clairement en mettre plein la vue en misant tout sur les pouvoirs des mutants, et globalement c’est réussi, même si le rythme effréné fatigue assez rapidement à force de saturer le récit jusqu’à le rendre incompréhensible.

 

Pour compenser un peu, Ratner sort son joker, la carte émotion, et une fois encore il s’applique à la truelle. Si bien que chaque tentative prête davantage à sourire qu’à larmoyer. On peut également regretter la disparition de certains personnages intéressants tels que Diablo au profit de nouvelles têtes inutiles comme le Juggernaut ou l’Archangel. Bref, une grosse déception où Brett Ratner mêle l’inutile (le déplacement gratuit du Golden Gate Bridge) au désagréable (du pathos bon marché) en confirmant que son pouvoir à lui consiste à ternir tout ce qu’il touche. Vite un « vaccin » !

 

Note : 4/10