Film italo-américain
Date de sortie : 11 Mai 1983
Genre : Survie
Durée : 1h55
Scénario : George A. Romero et Dario Argento
Musique : Goblin (Agostino Marangolo)
Directeur de la photographie : Michael Gornick
Maquillages et effets gores : Tom Savini
Avec Ken Foree (Peter), Scott H. Reiniger (Roger), David Emge (Stephen), Tom Savini (un pillard), George A. Romero (le réalisateur)…
Synopsis : Le monde est infesté de zombies. Partout la situation est critique. Un groupe de survivants s’enfuit à bord d’un hélicoptère et trouve refuge dans un centre commercial qu’ils nettoient de ses zombies. Alors que la situation tendait à s’améliorer, une bande de pillards fait son apparition…
Mon avis : Quand Argento s’invite chez Romero
Dix ans après le succès retentissant de La Nuit des morts vivants, Romero remet le couvert avec ce qui s’apparente à une suite du premier opus. Les zombies sont toujours là, toujours plus nombreux, et on va à nouveau suivre les pérégrinations d’un groupe de survivants. Néanmoins, trois différences majeures vont donner une tout autre direction au film. D’abord le budget, nettement moins serré pour cette suite tant attendue. Ensuite, l’arrivée de Dario Argento, maître du giallo qui va donner un nouveau souffle épique aux vagabondages de ces survivants, et qui amène avec lui le concours de son fidèle Agostino Marangolo (qui signe toutes ses musiques sous le pseudonyme Gobelin). Enfin, l’entrée en scène du génie Tom Savini, expert en maquillages et autres effets gores qui rattrape son rendez-vous manqué avec Romero dix ans auparavant.
C’est donc à nouveau le chaos sur Terre. On peut d’ailleurs se demander combien de temps s’est écoulé entre le premier et le deuxième épisode. Ce qui est sûr, c’est que les zombies sont innombrables, au point que la chasse au zombie se pratique entre amis entre deux sandwiches et une rasade de bière. Ayant enfin la possibilité de faire le film qu’il souhaitait déjà réaliser en 1968, Romero s’en donne à cœur joie. L’histoire est sensiblement la même, le message contre le racisme est toujours là mais avec cette fois rajoutée une certaine dénonciation de la société de consommation, symbolisée par ce centre commercial high-tech désert rempli de zombies qui pourraient bien n’être après tout que des hommes… Finalement, la plus grande menace pour ces quatre survivants ce n’est pas cette nuée de zombies mais d’autres hommes, des pillards.
Devenu culte encore plus rapidement que son prédécesseur, Zombie est même souvent préféré par les amateurs du genre par sa débauche d’effets gores en tous genres. Il faut avouer que Tom Savini, le grand absent du premier volet, n’y est pas allé de main morte. Têtes éclatées, victimes éventrées, morceaux de chair arrachés, rien ne manque pour combler les adorateurs du dieu Hémoglobine. Savini s’offre d’ailleurs comme à son habitude une petite apparition dans le rôle d’un pillard (celui avec le peigne à moustache) tout comme Romero dans celui du réalisateur tv. Côté récit, le début est un peu longuet à se mettre en place, notamment le brouhaha assourdissant des animateurs. Mais dès que les quatre personnages grimpent dans l’hélico le rythme s’accélère progressivement et la boucherie peut commencer. Bref, ça sent davantage le pop-corn que le premier mais le spectacle lui ne faiblit pas.
Note : 7,5/10










