Et je ne peux m'empêcher de rapporter cette anecdote. Je ne suis
pas sûr d'être sur le bon forum mais "Au diable
Evariste Galois".
Notre Raoul passe 3 ans à parcourir le Mexique et le sud des Etats-Unis en tant que cow-boy (les grands exodes de troupeaux et les effluves de transpiration virile, de poussière, de whisky frelaté et des bordels de campagne... et tout ça au XXème siècle !!!) puis il se fait joueur professionnel et assistant de docteur de campagne adepte de vol de cadavres, tout ça avant 25 ans. Puis, par un lourd concours de circonstances, il se retrouve parmi les disciples de première génération de David Wark Griffith en un temps ou rien n'était joué pour le cinéma, les studios n'existaient pas encore ; la fantaisie naissante du Nickelodeon était encore bien vacillante.
Il sous traitera la réalisation de certains petits budgets pour Griffith et jouera essentiellement des rôles de cow-boy (il joue l'assassin de Lincoln dans Birth of a nation) jusqu'à ce qu'il signe un gros contrat sur la côte est.
Il rapporte que, vers 1910, il était en bons termes avec un détective privé à qui il avait donné des petits rôles et qui s'en sentait redevable. Après une soirée au restaurant dans un boui-boui comme il ne s'en trouve plus sur Sunset Boulevard depuis la première communion de Jean Paul II, le détective le ramena chez lui et en passant devant les docks stoppa la voiture, sortit son pistolet et lui dit de na pas bouger tant qu'il ne serait pas revenu. Notre jeune Raoul bien que briefé à la vie de mauvais garçon à pistolet n'en menait pas large .
Après deux longues minutes de silence il entendit un coup de feu suivi rapidement de deux autres... suivis d'un grand silence qui a du lui sembler bien plus long que le premier. Le détective revint et lui dit d'un ton laconique : "J'ai vu une voiture suspecte, alors je me suis arrêté... les deux hommes essayaient sans doute de voler du matériel dans une remise... ils m'ont tiré dessus."
Ils se rendirent tout naturellement au poste de police. Après deux heures passées là-bas ils en ressortirent avec les compliments du Sheriff...
En le ramenant à la maison le détective fit un détour, le ramena aux entrepôts et lui dit : "Tiens... cette voiture je pense que personne ne viendra la réclamer."
Et voila comment, avant même que Griffith ou une de ses stars montantes de l'époque n'ait les moyens de se payer leur première automobile, Raoul Walsh a pu parader devant les femmes du coin sur sa teuf-teuf pétaradante.
Notre Raoul passe 3 ans à parcourir le Mexique et le sud des Etats-Unis en tant que cow-boy (les grands exodes de troupeaux et les effluves de transpiration virile, de poussière, de whisky frelaté et des bordels de campagne... et tout ça au XXème siècle !!!) puis il se fait joueur professionnel et assistant de docteur de campagne adepte de vol de cadavres, tout ça avant 25 ans. Puis, par un lourd concours de circonstances, il se retrouve parmi les disciples de première génération de David Wark Griffith en un temps ou rien n'était joué pour le cinéma, les studios n'existaient pas encore ; la fantaisie naissante du Nickelodeon était encore bien vacillante.
Il sous traitera la réalisation de certains petits budgets pour Griffith et jouera essentiellement des rôles de cow-boy (il joue l'assassin de Lincoln dans Birth of a nation) jusqu'à ce qu'il signe un gros contrat sur la côte est.
Il rapporte que, vers 1910, il était en bons termes avec un détective privé à qui il avait donné des petits rôles et qui s'en sentait redevable. Après une soirée au restaurant dans un boui-boui comme il ne s'en trouve plus sur Sunset Boulevard depuis la première communion de Jean Paul II, le détective le ramena chez lui et en passant devant les docks stoppa la voiture, sortit son pistolet et lui dit de na pas bouger tant qu'il ne serait pas revenu. Notre jeune Raoul bien que briefé à la vie de mauvais garçon à pistolet n'en menait pas large .
Après deux longues minutes de silence il entendit un coup de feu suivi rapidement de deux autres... suivis d'un grand silence qui a du lui sembler bien plus long que le premier. Le détective revint et lui dit d'un ton laconique : "J'ai vu une voiture suspecte, alors je me suis arrêté... les deux hommes essayaient sans doute de voler du matériel dans une remise... ils m'ont tiré dessus."
Ils se rendirent tout naturellement au poste de police. Après deux heures passées là-bas ils en ressortirent avec les compliments du Sheriff...
En le ramenant à la maison le détective fit un détour, le ramena aux entrepôts et lui dit : "Tiens... cette voiture je pense que personne ne viendra la réclamer."
Et voila comment, avant même que Griffith ou une de ses stars montantes de l'époque n'ait les moyens de se payer leur première automobile, Raoul Walsh a pu parader devant les femmes du coin sur sa teuf-teuf pétaradante.











Commentaires
Au chapître des réalisateurs borgnes d?Hollywood, j?ajouterai André de Toth. Du côté des comédiens, il y en a forcément un peu moins (Peter Falk).
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