Court-métrage français
Genre : Premier amour
Durée : 10 minutes
Scénario : Michel Gondry
Musique : Marie-Noëlle Gondry
Avec Thomas Mouty, Jérôme Monot, Elodie Saada…
Synopsis : A l’aube de l’an 2000, le jeune Stéphane n’ose avouer son amour pour son amie Aurélie. Son seul refuge contre la timidité et les railleries de son grand frère Jérôme, la prendre en photo. Le jour où elle part en vacances, Aurélie confie une lettre à Stéphane…
Mon avis : Et si jamais elle me rejette ?
Comme bon nombre de ses homologues cinéastes, Michel Gondry a fait ses débuts en puisant dans sa propre histoire. Celle de ce court, une mésaventure amoureuse, on l’a plus ou moins tous déjà vécue, que l’on soit fille ou garçon. Manque d’assurance, timidité, et l’élu(e) de votre cœur, qui grandit émotionnellement plus vite que vous, vous laisse sur le carreau.
Dans ce premier court-métrage, Michel Gondry puise très probablement dans son enfance ou son adolescence, ce qui se ressent à travers la justesse des dialogues et celle de ses jeunes comédiens. On y retrouve également son obsession pour les périodes transitoires, quelles soient temporelles (le passage à l’an 2000) ou corporelles (le jeune Stéphane qui s’ouvre à l’amour et à l’adolescence).
Le cinéaste y fait également une première incursion dans le monde des rêves (peut-être l’avait-il déjà fait dans certains de ses clips ?) avec déjà un malin plaisir à superposer rêve et réalité dans cette scène où le grand frère roule une pelle virtuelle à la projection de la jeune fille. Puis ce rêve où Stéphane ne fait plus qu’un avec son appareil photo, dont la rencontre « physique » projetée par cet inconscient en éveil avec Aurélie symbolise parfaitement la barrière invisible mais bien présente qui empêche le jeune héros de déclarer sa flamme.
Bref, un premier court déjà très maîtrisé et surtout original dans son traitement, ce qui est déjà admirable sur un sujet aussi saturé.
Note : 7,5/10










