Mon avis : L'ex-membre des Deschiens Olivier Saladin s'essaye à la réalisation et nous livre une intéressante réflexion sur la mise en scène. S'appuyant sur le célèbre tableau du surréaliste René Magritte, il entend nous montrer les différents rapports entre les images et la réalité. C'est de l'illusion que surgit la réalité. En nous promenant dans la petite ville de Saint-Martin, il suit l'itinéraire du cinéaste Damien, qui n'est autre que son double fictionnel. La mise en abîme cède la place à une seconde mise en abîme, puis à une troisième. Où s'arrête l'illusion ? Où commence la réalité ? Le tout est biensur jalonné de situations et de répliques bouffones "Puisqu'il va partir chez les inuits je voulais qu'il mange des esquimaux pour s'habituer au froid", parfois un brin salaces, typiques de l'humour inimitable de la regrettée petite troupe. Une curiosité à découvrir.

 

Ma note : 7/10