Fiche technique

Film américain
Date de sortie (France) : 3 octobre 2007
Genre : Action
Durée : 1h30
Scénario : Paul Anderson
Musique : Tyler Bates et Charlie Clouser
Photographie : David Johnson
Avec Milla Jovovich, Mike Epps, Ali Larter, Oded Fehr, Iain Glen…

 

Synopsis : Le virus expérimental mis au point par la toute-puissante Umbrella Corporation a détruit l'humanité, transformant la quasi totalité de la population en zombies. Quasi totalité ? Oui, car des rescapés vont tenter de fuir vers l'Alaska, en compagnie d'une jeune femme, une certaine Alice, sur qui furent exercées des expériences, et reste la clé d’un éventuel antidote...

 

Mon avis : Que dire d’un tel film ? Pourquoi suis-je allé voir ce film ? Je ne sais pas. Peut-être dans l’espoir de voir une franchise insipide qui aurait pu être tirée vers le haut. Pourquoi ? Un nom : Russell Mulcahy. Oui, la nostalgie d’un Razorback ou encore Highlander (1er du nom) est toujours présente malgré une filmo tout à fait mineure depuis (Ricochet, Tale of the Mummy, Resurrection)... Un réalisateur qui fût loin d’être un gros manche aurait pu tirer quelque chose de substantiel d’une telle franchise. Mais non, le constat reste sans appel : Russell est un gros manche incapable de tenir une caméra et surtout incapable de s’approprier un univers précis. Le visionnage de ce n.3 est donc assez insupportable, limite éprouvant. Après des films tels que Planet Terror ou encore 28 semaines plus tard, comment les producteurs ont pu accoucher d’une telle merde irrespectueuse du genre. N’y a t’il donc pas de limite à la bêtise ??? Donc, vous l’aurez compris, Resident Evil – Extinction est un mauvais film.

 

Par où commencer ?... D’abord le scénario, comme à son habitude, ultra formaté, prévisible et qui atteint un certain niveau d’idiotie. Garder Paul WS Anderson à l‘écriture n’aura définitivement pas été la meilleure idée tant on sent que le gars est totalement en panne d’inspiration. Apparemment pour ce monsieur, la recette d’un film de zombies semble très simple : des survivants, des zombies, un paysage apocalyptique et des flingues… Le fruit pourri qu’est son cerveau étant pressé jusqu’à la dernière goutte, Paul WS Anderson s’en va directement pomper des classiques tels que Les Oiseaux, Mad Max ou encore Land of the Dead, la liste reste longue... Une honte ! C’est à se demander s’il est vraiment fan de la série ou, tout simplement, s’il a prêté attention aux moult critiques des précédents opus. On pourrait, limite, prendre cela pour du mépris (si si).

 

Inutile de s’attarder sur les personnages principaux de ce métrage qui sont, au final, tous aussi charismatiques qu’un banc de moules attendant la marée. On a vite compris que Milla Jovovich est LE personnage du film et que l’intrigue (???) tourne autour d’elle. Elle est partout et elle énerve ! Gros plans, ralentis, cascades, tatanes, gun-fights, tchik tchak dans ta gueule ! Et en plus, elle est invincible ! C’est sûr, elle y met du sien et la caméra tente vainement de la rendre imposante, mais sans succès. Difficile de rester crédible quand le maquillage ne coule pas au beau milieu du désert. Elle est mignonne (la caméra nous le montre bien), mais elle joue mal, c’est un triste constat… Même la présence d’Ali Larter (la série Heroes), qui est extrêmement sous employée (comprenez, elle aurait pu facilement faire de l’ombre à la Milla), ne sauve pas le vide abyssal du casting. Celui-ci est tellement transparent et anecdotique qu’on se fiche totalement du sort des personnages.

 

Le pire arrivant à la fin du film qui annonce en grande pompe un quatrième volet ! Les producteurs ont définitivement flairé le parfait attrape couillon (l’ado boutonneux fan hardcore de jeu vidéo) et compte bien en profiter jusqu’au bout. Surtout lorsque l’on sait que ce 3ème volet a cartonné au Box Office américain ; le cauchemar n’est pas prêt de s’arrêter… Alors, que sauver dans un tel film ? Peut être, cette scène des corbeaux, qui reste l’une des meilleures, mais inutile à l’intrigue. Un décor désertique relativement bien chiadé, mais complètement sous exploité. D’ailleurs, pourquoi le désert ? Le Virus en question aurait il des propriétés désherbantes ?! Il y a les petits coups de flip habituel (mais bon, on parle de Resident Evil là…), pas mal de sang (numérique, et encore…) et une bonne photo dans l’ensemble. Mais rien d’autre, vraiment… L’ensemble est mélangé avec beaucoup de mauvais goût et sonne, au final, très artificiel.

 

En conclusion (malheureusement, ce sera pas le cas de cette franchise avariée), « Extinction » n’est pas le pire des 3 métrages, vu qu’ils sont tous nuls et confirme que l’adaptation du jeu de Capcom reste un énorme pétard mouillé. Heureusement pour nous, le film de genre zombiesque ne se résume pas à cette bouse grasse qui tâche. J’ai presque envie de dire que la faute ne revient pas directement à Russell Mulcahy, ici en simple technicien, mais bien à ce tâcheron de Paul WS Anderson qui a le talent d’écrire avec les pieds. Alors, pitié arrêtez le massacre !

 

Note : 1/6