Fiche technique

 

Film français
Date de sortie (France) : 10 décembre 1975
Genre : Baroud d’honneur
Durée : 1h30
Scénario : Francis Veber
D’après le roman de Raf Vallet
Musique : Philippe Sarde
Photo : Jean Collomb
Avec Lino Ventura, Patrick Dewaere, Victor Lanoux, Julien Guiomar, Pierre Tornade, Françoise Brion, Claude Rich, Claude Brosset…

 

Synopsis : Un colleur d’affiches de gauche est battu à mort par les hommes de main d’un candidat de droite, Lardette. Un policier trouve la mort en tentant d’appréhender le meurtrier qui prend aussitôt la fuite. Bien décidés à le venger, le commissaire Verjeat assisté de l’inspecteur Lefèvre mènent l’enquête et se retrouvent rapidement avec des bâtons dans les roues…

 

Mon avis : Lino, simple flic

 

Adieu poulet ou la quintessence du polar français des années 70. Toujours le même film diront certains. Mais quel film ! Un polar comme on en fait plus avec des acteurs comme en fait plus. Lino Ventura en vieux flic intègre aux méthodes archaïques mais efficaces, Patrick Dewaere en jeune loup cynique, un tueur de flic en cavale, un supérieur hiérarchique difficile à cerner (Julien Guiomar), un homme politique pas clair (Victor Lanoux) et par-dessus le marché un juge zélé (Claude Rich). Que demande le peuple ? Des prises d’otages ? Coup de bol, il y en a deux.

 

Bon petit polar qui ne s’éloigne jamais très loin des sentiers battus, le film de Pierre Granier-Deferre repose bien entendu sur les solides épaules du grand Lino. Répliques qui claquent, distribution de bourre-pifs, et scènes d’action efficaces font le reste. Côté récit, comme d’habitude, on cherche un gars qui aurait peut-être vu un gars qui connaît un autre gars qui aurait jadis travaillé avec le type recherché. L’occasion pour notre commissaire de donner quelques leçons de savoir vivre à toutes ces petites frappes. Ah, qu’est-ce qu’on ferait pas pour l’honneur et la satisfaction d’un devoir bien fait.

 

Focalisé sur le dernier baroud d’honneur d’un Lino Ventura en état de grâce, Adieu poulet n’invente rien mais pérennise une recette très bien rodée en misant tout ou presque sur le charisme de l’acteur. L’alchimie avec Patrick Dewaere apporte quant à elle un plus indéniable et les notes d’humour nécessaires pour éviter l’amalgame avec Melville. Pas un polar noir donc mais plutôt un polar gris foncé doté, ce qui ne gâche rien, d’une fin relativement amusante. Tous les amateurs des films de ce genre et de cette époque y trouveront largement leur compte. Pour les autres, c’est le moment ou jamais de s’y mettre.

 

Note : 7,5/10

 


Add this to your website

Ecrit par Sylkarion.

Voir d'autres articles de ce membre

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir