Fiche technique
Film américain
Date de sortie : 19 janvier 2005
Genre : Trou de mémoire
Durée : 1h42
Scénario : Scott Kosar
Directeur de la photographie : Xavi Giménez
Musique : Roque Banos
Avec Christian Bale, Jennifer Jason Leigh, Aitana Sanchez-Gijon...
Synopsis : Trevor Reznik est insomniaque. Il est aussi ouvrier dans une usine. Son univers ? Marie la serveuse à l’aéroport, Stevie, la pute amoureuse de lui, et cet Ivan qui apparaît. D’ailleurs de drôles de choses commencent à arriver : un accident, des souvenirs qui reviennent…
Mon avis : Batman + insomnies = rescapé des camps d’extermination ?
On commence par quoi ? Allez : le physique de Christian Bale. C’est ce qui m’a le plus marqué. Après l’avoir vu tout biscototé dans Batman Begins, on reste sans voix devant son air maladif dans The Machinist : yeux exorbités et cernés, peau sur les os (littéralement…je repense à la scène où il joue avec ses côtes) Il a perdu 28 kg pour le film : il faut en vouloir tout de même ! Qu’est ce qui choque après ? L’intemporalité du film : on ne sait pas où on est (pas de nom à l’aéroport par exemple) quand on est (on a des trucs rétro, d’autres plus modernes). Si, juste l’heure qui revient sans cesse : 1h32.
L’histoire donc c’est celle d’un gars insomniaque depuis un an, qui commence à devenir parano. On alterne les phases de somnolence, où il est près de s’endormir mais sans jamais y arriver, et les phases de petage de plomb quand tout lui échappe et qu’il croit que la terre entière est contre lui. Et ce mystérieux pendu accroché au frigo, Ivan que personne ne connaît, la photo qui disparaît…On se dit que le bonhomme commence à être vraiment atteint. Et à la fin (que je tairais), on constate qu’on a une force qui nous habite : notre cerveau avec une conscience et surtout un inconscient, qui efface, mutile etc, nos souvenirs et nos actes pour nous « protéger ». Et indépendamment de notre volonté. A la limite, c’est ça qui fait le plus peur dans le film : la peur qu’on se cache des choses.
Les plus : La performance de Christian Bale, une fin bien trouvée.
Les moins : Les personnages secondaires un peu trop superficiels.
Ma note : 8/10










Commentaires
Note : 8,5/10
Moi la première chose qui m'a frappée après la vision du film, c?est cette atmosphère glaçante qui vous imprègne tout du long et dont on a du mal à se départir. Tout dans le film, de la lumière à la musique angoissante de Roque Banos (qui rappelle celle de Bernard Herrmann) sans parler de la mise en scène très efficace de Brad Anderson concourt à la mise en situation du spectateur. Le scénario est de belle facture, laissant la part belle autant à la construction du personnage principal qu?à l?intrigue proprement dite, distillant ça et là quelques indices avant un twist final judicieux puisqu?il arrive à tout remettre en question en étant ma foi assez réaliste. The machinist développe des thèmes intéressants comme la culpabilité, les remords, la paranoïa ou la schizophrénie dans un univers à la croisée de chemins variant de Kafka à Lynch en effet et nous tient en haleine habilement avec une tension qui ne faiblit jamais.
Ma note : 8,5/10
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