Fiche technique
Nationalité : américain
Date de sortie : 10 novembre 1999
Genre : Utopie bestiale
Durée : 2h15
Scénario : Jim Uhls, D'après l'oeuvre de Chuck Palahniuk
Musique : The Dust Brothers
Directeur de la photographie : Jeff Cronenweth
Avec : Brad Pitt, Edward Norton, Helena Bonham Carter...
Synopsis : Un gars avec un bon job, un appart sympa, et insomniaque. Pour les résoudre, et être moins seul, il fréquente les cercles de tuberculeux, cancéreux, et autres malades. Il y fait la rencontre de Marla, nana excentrique qui squatte comme lui ces cercles. Il rencontre par la suite Tyler Durden, un gars un peu timbré avec qui il va fondé le Fight Club...
Mon avis : Avoir mal pour se sentir vivant...
Edward Norton c'est le monsieur tout le monde. On le voit bien avec son appart "made in Ikea". Et puis il rencontre des gens bizarres qui vont bouleverser sa vie : Marla qui va lui plaire sans lui plaire, et surtout Tyler Durden. Un gars qui vend du savon... et avec qui il va squatter une baraque délabrée et fonder le Fight Club. On s'y bat, on prend des dérouillées, et apparemment les hommes ont l'air heureux... C'est une sorte de volonté de se rebeller contre l'ordre établi, la morale (cf. le (difficile) devoir de provoquer une bagarre..). Dans le fond, il y a du bon, non ?
On a le droit à de jolis minois à l'écran Brad Pitt à moitié fou et Edward Norton en gars un peu coincé. Et qui a fait ça ? David Fincher, celui qui a fait Seven. C'est drôlement bien filmé encore : rien que la scène du "catalogue ikéa" est franchement bien. Et on a droit aussi à la défunte mariée des Noces Funèbres de Tim Burton (on la reconnaît bien... juste les cheveux qui sont plus courts)
La fin (attention les gens qui ne l'ont pas vu) me fait penser au livre d'Amélie Nothomb, Cosmétique de l'ennemi ou un homme en attente d'embarquer à l'aéroport fini par éclater la tête du gars d'à côté (en fait sa tête à lui. Un bon retournement de situation même si des indices laissent transparaître la triste (?) vérité. Et pour finir...on a le droit à une chouette chanson des Pixies. Que demande le peuple ?
Ma note : 9/10










Commentaires
Maintenant que l'emballage a été décortiqué avec de grands yeux éblouis, voyons-voir ce que réserve le paquet en lui-même. Oh ! Une boîte vide ? Mince alors ! Et soudain c'est le drame. Car derrière une vitrine très à la mode (Edward Norton, le nazi "trop terrible" d'American History X ; Brad Pitt, le rebelle beau et futé que tout un chacun voudrait soit être soit avoir dans son lit) se cache une boutique aussi bordélique que malsaine.
Fight Club ne vend rien d'autre que des cocktails dilués d'anarchisme et de fascisme. On cite du Nietzsche en prétextant vouloir refaire le monde, puis on l'applique en se tabassant mutuellement. Le duo gagnant pour un certain public : violence et répliques qui claquent. Tout ça sent le pétard mouillé, une divagation d'adolescent mal dans sa peau convaincu que "foutre le bordel" va résoudre tous ses problèmes. Fincher aurait peut-être du prévenir que son film était réservé aux moins de 15 ans. Reste une impressionnante leçon de mise en scène, malheureusement là pour illustrer un délire anar navrant de bêtise.
Note : 5/10
1. nous sommes en décadence
2. voici les coupables
3. heureusement nous avons un sauveur, un messie
Pour qui connaît son petit Raoul Girardet de poche (Mythes et mythologies politiques), c'est bel et bien une rhétorique populiste. Que Fincher tente, maladroitement, de critiquer à la fin, dans ce que j'appelle une petite pirouette de scénario : Norton est fou, il est schizophrène et Tyler est son double...
Bref, un film de djeunz, pour les djeunz, qui est un peu simpliste, voire malsain, et qui casse pas trois pattes à un canard... Pourtant un film qui restera culte pour certains...
moi je ne vois pas en ce film un mélange sulfurique de violence et d'anarchie comme fond mais plutot comme moyen, la maniere. je vois dans ce film une perpétuelle critique du monde dans lequel nous vivons et le moyen de le critiquer: mettre en scene un monsieur tout le monde. A ceci près que celui ci devient fou et remet tout en cause jusqu'a se perdre dans un raisonnement devenue alors cohérent que pour une partie de lui meme: tyler. le fight club n'est que la suite logique de ce raisonnement, le passage a l'acte. la progession du personnage a son travail est le reflet de sa vie. ce personnage se voit poussé a l'exteme et c'est de son point de vue anar extrémiste que l'on peut percevoir ce que de nos jours nous apparait comme normal.
le pendant de ce personnage aurait pu etre un personnage joué par woody allen qui fuit chez son psy comme tout le monde au moindre bruit. mais cela aurait été apprécié... car cela fait moins peur, on s'y reconnait plus... pourtant les themes abordés sont intéressant: l'attachement matérielle exacerbé de notre époque, les mensonges que l'on fait au grand public histoire d'effrayer personne (sécurité de l'avion, le travail d'edward norton...), la machine a fric de l'esthétique... en somme les dérives de l'homme du 21eme siecle. pas mal je trouve pour un film réalisé en 1999.
ce film je pense, peut si l'on regarde a deux fois, pousser a se questionner sur notre monde et sur soi car le personnage nous renvoi a nous meme et son questionnement devient alors notre questionnement meme si les réponses ne sont pas les meme...
l'expression qui désigne le cinéma comme le 7eme art n'a jamais donc eu autant de sens que lorsque sort un film de cette trempe qui nous renvoit a nous meme et a nos incohérences comme le fait souvent la peinture par exemple. bien sur il faut regarder le fim dans une certaine optique et beaucoup d'entre nous passerons a coté de tout cela. dommage car en cela ce film est un chef d'oeuvre...
voyez vous les écrits de platon comme des récits de discussion incompréhensibl e sur des sujets inintéressant? ou en une série de dialogue peut etre fictif mais qui poussent a la réflexion de chacun sur des themes qui nous sont tres souvent contemporain? fight club répond a la deuxieme question.
10/10
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