Fiche technique
Film américain
Genre : Jeux d’argent
Titres originaux : Sydney, Hard Eight
Durée : 1h40
Scénario : Paul Thomas Anderson
Musique : Michael Penn et Jon Brion
Photo : Robert Elswit
Avec Philip Baker Hall (Sydney), John C. Reilly (John), Gwyneth Paltrow
(Clémentine), Samuel L. Jackson (Jimmy), Phillip Seymour Hoffman (un
joueur), Mélora Walters (une prostituée)…
Synopsis : John est sans le sou. Il rencontre Sydney qui lui propose son aide en le ramenant à Vegas. John accepte de suivre les conseils avisés de Sydney et deux ans plus tard il est devenu quelqu’un de respectable, amoureux et aimé de la belle Clémentine. Seulement John a tendance à merder et à laisser parler ses poings plus que de raison. Et quand il est dans la merde, c’est le mystérieux Sydney qu’il se dépêche d’appeler…
Mon avis : PTA, trois initiales à retenir
Fraîchement viré de l’école de ciné de New York, Paul Thomas Anderson en profite pour réaliser son premier court. Peu après, c’est son premier long métrage qu’il signe, Sydney. Suivront trois perles, Boogie nights, Magnolia et Punch Drunk Love. Sydney. Le nom n’est pas très évocateur et on se demande ce qui se cache derrière ce mystérieux prénom. Réponse : un homme aussi mystérieux auquel donne vie le charismatique Philip Baker Hall, trop rarement en haut de l’affiche. Pour un premier film, le casting est plutôt alléchant : John C. Reilly, Gwyneth Paltrow et Samuel L. Jackson, avec en prime une apparition de Phillip Seymour Hoffman et une autre de Mélora Walters.
Côté réalisation, le petit PTA prouve qu’il est tout sauf manchot. Rien de révolutionnaire dans sa façon de filmer, mais un sens de la mise en scène redoutablement efficace qui sait profiter un maximum des acteurs mis à sa disposition. Par moments, tout semble figé, puis la scène s’anime, prend vie, et l’intensité dramatique initialement recherchée nous saute à la figure avec un impact décuplé. Pour preuve, cette scène où Sydney attend quelqu’un dans son appartement pour le descendre, assis dans le noir, l’arme à la main. Ca paraît dérisoire comme ça mais tout de même assez efficace pour que Tarantino ait pompé la scène presque plan par plan pour son Jackie Brown. Et dans les deux cas, c’est Sam Jackson au bout du canon !
Le scénario en lui-même est d’une simplicité exemplaire. Peut-être un peu trop simple d’ailleurs. Le récit peine à intéresser tant certaines scènes sont convenues et manquent de profondeur. De plus, les rôles de Gwyneth Paltrow et Samuel L. Jackson sont à peine esquissés et auraient gagné à être un peu plus développés. On retrouve ici et là les influences de Scorsese et de Soderbergh, les similitudes avec The Limey étant d’ailleurs légion. Au final, un petit film sans prétention, assez inégal dans sa réalisation, mais qui augurait déjà les promesses des réalisations futures de PTA.
Note : 6/10










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