Fiche technique

Film américain
Genre : Dévitalisations massives
Titre original : The Dentist
Durée : 1h30
Scénario : Stuart Gordon, Dennis Paoli et Charles Finch
Musique : Alan Howarth
Directeur de la photographie : Levie Isaacks
Maquillages et effets spéciaux : Anthony C. Ferrante
Avec Corbin Bernsen (Docteur Feinstone), Linda Hoffman (Brooke), Molly Hagan (Jessica), Ken Foree (Détective Gibbs), Virginya Keehne (Sarah), Mark Ruffalo (Steve Landers), Earl Boen (Marvin Goldblum)...

 

Synopsis : C'est par un soleil radieux que commence la journée d'anniversaire de mariage du docteur Alan Feinstone, dentiste renommé de Beverly Hills, et de sa superbe femme Brooke. Alors qu'il s'apprête à rejoindre son cabinet, il surprend Brooke avec le jardinier. Choqué, il est pris d'hallucinations répugnantes. De retour à son cabinet, cette vision le poursuit et se transforme en pulsion meurtrière... Torture et sadisme à leur paroxysme…

 

Mon avis : Gaffe à l’hygiène bucco-dentaire !

 

Un Yuzna mineur, voilà comment on peut qualifier ce film. Une réalisation sans aucun relief, digne d’une mauvaise série télévisée, un scénario sans la moindre originalité qui se contente d’enquiller les patients malheureux sur le fauteuil du dangereux praticien. Yuzna, qu’on a connu beaucoup plus inspiré, filme ce pétage de plomb sans la moindre verve, se contentant pour la forme de quelques gros plans sur les bouches des victimes.

 

La seule véritable bonne surprise de ce film, c’est Corbin Bernsen, acteur fidèle du petit écran qui donne beaucoup d’épaisseur à son personnage d’abord borderline puis totalement barré. Totalement accro à la perfection, dont il se considère comme le bras armé, Feinstone voue une véritable haine à la décadence, qu’il assimile à la fange et à l’infection. Une infection qui s’étend toujours jusqu’au nerf, et dans ce cas particulier, à ceux de notre dentiste.

 

Alors quand monsieur perfection découvre que sa blondinette de femme se livre à une crapuleuse débauche avec le cradingue nettoyeur de piscines dès qu’il a le dos tourné, forcément le vernis craque et la perfection cède la place à l’hallucination, et les mutilations qui vont avec. Dents arrachées sans anesthésie, langue coupée, viol involontaire d’une patiente droguée, le dentiste ne fait pas dans la demi-mesure. On retiendra donc deux ou trois scènes mémorables pour relever un peu ce plat dans l’ensemble beaucoup trop fade. A noter également les petites apparitions sympathiques de Mark Ruffalo et d’Earl Boen, le docteur Silberman des deux premiers Terminator.

 

Bref, une grosse déception. On lui préfèrera sans hésiter le Dr Rictus de Manny Coto.

 

Note : 4/10