Fiche technique

Film américain, britannique, italien et tchèque
Date de sortie (France) : 22 novembre 2006
Genre : Bonderie numéro 21

Durée : 2h20
Scénario : Neal Purvis, Robert Wade et Paul Haggis
D’après l’oeuvre de Ian Fleming
Musique : David Arnold
Photo : Phil Meheux
Avec Daniel Craig, Eva Green, Mads Mikkelsen, Judi Dench, Giancarlo Giannini, Isaach de Bankolé...

 

Synopsis : Pour sa première mission, James Bond affronte le tout-puissant banquier privé du terrorisme international, Le Chiffre. Pour achever de le ruiner et démanteler le plus grand réseau criminel qui soit, Bond doit le battre lors d'une partie de poker à haut risque au Casino Royale. La très belle Vesper, attachée au Trésor, l'accompagne afin de veiller à ce que l'agent 007 prenne soin de l'argent du gouvernement britannique qui lui sert de mise, mais rien ne va se passer comme prévu. Alors que Bond et Vesper s'efforcent d'échapper aux tentatives d'assassinat du Chiffre et de ses hommes, d'autres sentiments surgissent entre eux, ce qui ne fera que les rendre plus vulnérables...

 

Mon avis : Son nom est Craig, Daniel Craig…

 

En 1995 Martin Campbell se faisait enfin un nom sur la scène médiatique en remettant au goût du jour le héros de Ian Fleming grâce à l’explosif et très attractif GoldenEye. Il en profitait également pour donner un nouveau visage à l’agent 007, sous les traits de l’irlandais Pierce Brosnan. Succès monstre, GoldenEye allait permettre à ses suites de remplir les poches des producteurs comme jamais encore ne l’avaient fait les précédents opus. Sauf qu’en 2006, Martin Campbell est de retour aux manettes, et avec lui une nouvelle tête, le britannique Daniel Craig. Nouveau visage mais surtout nouvelle ligne de conduite. Le Bond nouveau est (enfin) arrivé.

 

Alors c’est sans doute un peu cruel de dire ça, mais Casino Royale parvient sans grande difficulté à faire oublier au bas mot 90% des films de la saga. Par quelle magie ? Probablement parce qu’on est enfin en présence d’un James Bond digne de ce nom, qui en a une paire dans le pantalon et n’est pas obnubilé par l’idée de s’en servir sur tout ce qui bouge. Daniel Craig, de par sa carrure, son regard glacial et son côté animal, s’avère la machine à tuer que l’agent 007 se devait d’incarner pour espérer être crédible, et ce dès le premier opus. Les Sean Connery et Roger Moore semblent bien loin avec leur nonchalance exagérée et leur sourire émail diamant. Le nouveau James Bond, c’est du brutal.

 

En ce qui concerne le film, beaucoup de modifications ont également été apportées. Comme il l’avait déjà fait auparavant avec GoldenEye, Martin Campbell souhaitait être au goût du jour. Et ce qui fonctionne aujourd’hui, c’est Jason Bourne, alors va pour Jason Bourne. Finis les gadgets, les roucoulements et les cocktails à n’en plus finir (hormis un clin d’œil d’autodérision très réussi au fameux cocktail préféré de Bond), Casino Royale, même s’il s’appuie sur un scénario archi classique, opte pour un ton beaucoup plus noir faisant la part belle aux affrontements à mains nues particulièrement intenses. Daniel Craig y laissera d’ailleurs deux dents le premier jour de tournage. Résultat, un film d’action vraiment efficace qui donne franchement envie de retrouver l’acteur dans le costume de 007. Il était plus que temps de bousculer un peu le flegme britannique.

 

Note : 8,5/10