| Nous voulons les colonels (1973) Mario Monicelli |
| Écrit par Sylkarion | ||||||
| 14-12-2008 | ||||||
|
Fiche technique
![]() Film italien Genre : Il suffit d’une nuit Titre original : Vogliamo i colonelli Durée : 1h40 Scénario : Agenore Incrocci, Furio Scarpelli et Mario Monicelli Musique : Carlo Rustichelli Photographie : Alberto Spagnoli Avec Ugo Tognazzi (Giuseppe Tritoni), Tino Bianchi (Mazzante), Claude Dauphin (le président italien), Duilio Del Prete (Monseigneur Giampaolino Sartorello), Antonino Faa Di Bruno (le Colonel Ribaud), Barbara Herrera (Amelia)… Synopsis : Révolté par le marasme qui a peu à peu envahit son Italie, le député Tritoni profite de la peur grandissante des communistes pour fomenter un coup d’état à l’aide de vieux militaires à la retraite… Mon avis : The Z Team… Quand le maître de la comédie satirique à l’italienne que fut longtemps
Mario Monicelli s’attaque à la paranoïa ambiante de son pays, cela donne
Vogliamo i colonelli, chronique d’un coup d’état bien sentie où le burlesque le
dispute à l’irrévérence (l’homme d’église présent dans le film est encore plus
insatiable que la belle nymphomane éprise de notre Napoléon d'opérette de héros) et à l’humour noir le plus ravageur pour
dénoncer une situation qui profite toujours aux adeptes de la force. Nous
assistons donc étape par étape à la confection du plan détaillé d’un coup
d’état visant à jouer sur la peur des « rouges » pour mieux renverser
le pouvoir en présence. Une manière habile de démontrer que c’est encore et
toujours de peur qu’il s’agit dès qu’il s’agit de manipuler les foules. Le côté politique aidant, le film de Monicelli c’est aussi un superbe show du
survolté Ugo Tognazzi où l’art de se donner en spectacle sans craindre le ridicule. Irrésistible en
orateur de la « Grande Droite » prêt à toutes les bassesses pour
instaurer un régime totalitaire sans concessions, il synthétise à lui seul les
mots corruption et ambition. Autour de ce remuant épicentre, Mario Monicelli
nous propose une formidable galerie de portraits du quatrième âge pas ce qu’il
y a de plus élogieux pour la carrière militaire. Car outre le fiasco annoncé du
plan, on ne peut que se réjouir de ces innombrables gags tout au long de sa
conception. Entre le soutien grec dont personne ne comprend la langue, le vieux
Pariglia et ses enterrements à la petite cuiller, ou encore les comploteurs
cassant leur pipe les uns après les autres, Vogliamo i colonelli c’est donc un
très bon moment à passer. Bref, un joyeux bordel. Mais le plus
« drôle » dans tout ça c’est que durant le tournage du film, le prince
Borghese fomenta réellement un coup d’état qui rata lui aussi lamentablement
mais n’en fit pas moins froid dans le dos des italiens. Comme quoi certains satiristes ont le nez fin.Note : 7,5/10
Powered by !JoomlaComment 3.1.0 Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved. |
||||||
| < Précédent | Suivant > |
|---|





c'est un chef d'oeuvre!! mon travail de ...
Ptdr, un film a voir absolument si j'ai ...
Un film que j'ai du voir une dizaine de ...
pas du tout d'accord!!!! je suis d'accor...
pas du tout d'accord!!!! Une insulte aux...
Je vénère ce film comme il n'est point p...
C'est pas faux en effet. Seulement, c'es...
Un film du vieux Clint que j'aime assez....
Qui peut me dire quel effet produit la c...
Drôle de fable que The Fountain. Aronofs...
je ses je ses les coreen sont tres fort ...
Ta bien résumé le film disons que ça tra...
Tiens pour une fois qu'une adaptation d'...
Bonsoircombien de fois est-il passé à la...
Je suis d'accord avec ta critique, déjà ...