Fiche technique
Film américain
Date de sortie (France) : 18 novembre 1998
Genre : Draculator
Durée : 1h55
Scénario : David S. Goyer
Musique : Mark Isham
Photographie : Theo van de Sande
Avec Wesley Snipes (Blade), Stephen Dorff (Deacon Frost), Kris Kristofferson
(Abraham Whistler), N’Bushe Wright (Karen Jenson), Udo Kier (Dragonetti), Traci
Lords (Racquel)…
Synopsis : Mi-homme mi-vampire, possédant toutes
les qualités des goules et aucune de leur faiblesse, capable de vivre en plein
jour, Blade traque sans pitié les suceurs de sang responsables de la mort de sa
mère. Aidé de Whistler, son mentor et armurier, il est le cauchemar de la
Nation Secrète des Vampires, dont les membres infiltrent toutes les couches de
la société. L'un d'eux, Deacon Frost, avide de pouvoir, souhaite asservir le
monde et la race humaine en invoquant le Dieu du sang. Un seul homme peut se
mettre en travers de son chemin : Blade...
Mon avis : Un film sang pour sang cuir…
S’il est un homme auquel il faut reconnaître un talent certain pour
l’adaptation des comics de Marvel, c’est bien David S. Goyer. On lui doit rien
de moins que The Crow, Dark City, Batman Begins et plus récemment The Dark
Knight. Excusez du peu. Sauf qu’ici c’est Blade qui nous intéresse, autre adaptation
réussie mise en scène par le discret Stephen Norrington que les amateurs
d’effets spéciaux connaissaient déjà depuis un moment grâce à son travail sur
Aliens et Alien 3. L’occasion pour lui de briller pour son deuxième long
métrage et premier blockbuster hollywoodien après Deathmachine. Et le moins que
l’on puisse dire, c’est qu’il a de la gueule ce Blade.
Sans parler du fait de voir « enfin » Wesley Snipes charismatique
comme jamais dans un premier rôle à sa mesure, le film de Norrington se
présente comme un habile mélange d’action et de violence où les gerbes de sang
sont légion dans un style visuel retranscrivant à merveille ce qu’on peut
croiser dans le comics. Une réalisation tellement séduisante que les frères
Wachowski, du moins c’est l’impression que j’ai, s’en sont largement inspiré
pour leur Matrix. Visuellement très proches, les deux films offrent tous les
deux cet aspect « transitoire » avec un héros appartenant aux deux
camps à la fois… Et il suffit de comparer les séquences où Blade vole au
secours de Karen en prenant d’assaut le QG de Frost et celle où Neo et Trinity
font de même pour sauver Morpheus pour se convaincre de nombreux
« emprunts ».
Quoi qu’il en soit, Blade où le film de vampires moderne, remplit haut la main
son contrat en se prenant au sérieux juste ce qu’il faut (Blade adore poser
après une bonne réplique) pour nous en mettre plein les mirettes, notamment des
chorégraphies pour le moins percutantes.
Note : 8/10
Ecrit par Sylkarion.
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