
Film américain
Date de sortie (France) : 12 juin 2002
Genre : Adaptation de comics
Durée : 2h00
Scénario : David Koepp
D'après l'oeuvre de Stan Lee
Musique : Danny Elfman
Photo : Don Burgess
Avec Tobey Maguire, Kirsten Dunst, Willem Dafoe, Rosemary Harris, J.K. Simmons, Cliff Robertson...
Synopsis : Peter Parker est un adolescent qui n'est pas gâté par la vie. Maigre et acnéique, il est le stéréotype de l'adolescent à lunettes, timide et ringard. Mais lors d'une sortie scolaire dans un laboratoire, une araignée génétiquement modifiée le pique. Peter se découvre alors des pouvoirs qu'il n'aurait jamais pu imaginer, et voit là l'occasion d'attirer l'attention de sa voisine et camarade de classe, Mary-Jane Watson, dont il est fou amoureux depuis son enfance...
Mon avis : A l'image de Batman, Spider-Man fait parti de ces comics qui ont eu du mal à se faire une place sous le soleil du cinéma. Les droits furent premièrement achetés en 1985 à Marvel par la firme Cannon, mais cette dernière fit faillite, et les fameux droits ont été dispersés on ne sait où... jusqu'à ce que Columbia arrive à les racheter. Le plus difficile étant fait, il fallait maintenant trouver un réalisateur. James Cameron (Titanic, Terminator 1 et 2), David Fincher (Fight Club), Ang Lee (Hulk) et Chris Columbus (Harry Potter 1 et 2) furent sollicités (à noter que chacun rencontra un succès relatif avec d'autres adaptations...), et c'est finalement Sam Raimi (Evil Dead, Darkman) qui décroche le job après avoir convaincu les producteurs qu'il était LE type qui devait faire ce film, lui-même étant fan de ce super-héros depuis sa plus tendre enfance.
Spider-Man s'annonce donc comme la grosse production (120M de $ de budget et 100M de plus pour la promo), la sortie du film est un évènement (43.7M de $ rapportés dès le premier jour !) et le long-métrage s'impose comme une véritable réussite. Et il est vrai que c'est assez mérité. Sam Raimi livre un spectacle colossal, aussi riche en émotion qu'en action, grâce à un super-héros très humain, interprété par Tobey Maguire (ce dernier ayant dû relire plusieurs fois les comics pour saisir le rôle car il n'était pas fan de l'Homme-Araignée). Le reste de la distribution s'avère tout aussi sympathique avec Willem Dafoe en méchant Bouffon Vert, Kirsten Dunst (Jumanji, Entretien avec un vampire, Marie-Antoinette) en Mary-Jane Watson (la fille qui hurle tout le temps et qu'il faut sauver tout le temps), Rosemary Harris en Tante May, etc... A noter également les quelques apparitions clin d'oeil de Sam Raimi et Stan Lee eux-mêmes en figurants, Ted Raimi (le frère de Sam) en assistant du tyrannique rédacteur Jameson, Bruce Campbell (le héros de Evil Dead), etc...
Le premier film de Spider-Man retrace donc le pourquoi du comment Peter Parker a reçu ses pouvoirs. Si l'histoire originale n'est pas respectée à la lettre (Peter se fait piquer par une araignée génétiquement modifiée et non une araignée exposée accidentellement à des radiations), elle a le mérite d'être actuelle. C'est d'ailleurs drôle de voir que, si le film se déroule à notre époque, les bâtiments et les costumes rappellent volontairement l'ambiance années 60 des comics. Le début du film montre donc notre jeune Parker, un petit intello coincé et timide, s'habituer à ses pouvoirs. Et c'est particulièrement bien réussi. Des fans ont crié au sacrilège car la toile sécrétée par notre héros était à la base artificielle (une sorte de liquide que Peter préparait en douce dans sa chambre) et non organique (comme dans le film), mais force est d'avouer que cela convient mieux à l'esprit du super-héros (Spider-Man a de vrais pouvoirs, à l'inverse de Batman et ses gadgets). Durant la première heure, on assiste grosso-modo à un pseudo film teenager où un ado qui n'a rien pour lui tente d'approcher la belle fille du lycée dont il est fou amoureux et qui en plus est sa voisine depuis des années. Le tout est agrémenté avec un humour légèrement American Pie avec un clin d'oeil à la masturbation quand Peter ne veut pas que sa tante entre dans sa chambre après avoir foutu le bordel avec ses fils de toile blanchâtres, collants et visqueux. Le tout est mis en parallèle avec l'arrivée du Bouffon Vert, qui s'avère être le père du meilleur ami de Peter.
C'est à partir de la mort de l'oncle Ben que le destin de Peter s'en retrouve chamboulé. Culpabilisant car il est indirectement responsable de sa mort, Peter décide de lutter contre le crime. Si la première partie était un quasi sans faute, il n'en est pas de même pour la suite, qui se révèle plus conventionnelle (le héros contre le méchant, et tout ce que ça entraîne), même si on ne va pas non plus bouder notre plaisir, car les effets spéciaux sont assez bien réussis (pour l'époque), les scènes d'actions comblent le public, mais on s'embêtera un peu lors de la romance naissante guimauve entre Peter et Mary-Jane. Dans cette partie, peu de choses sont à signaler, tant c'est classique, mais on sera indulgent car c'est Spider-Man, un des super-héros les plus populaires de ces dernières années, qui a réussi à entrer dans le Panthéon des adaptations réussies.
Note : 8/10
Commentaires
Note : 7,5/10
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