Fiche technique

Film américain
Date de sortie (française) : 11 Septembre 2002
Titre original : Road to Perdition
Genre : Filiation difficile
Durée : 2h05
Scénario : David Self d'après l'oeuvre de Max Allan Collins
Musique : Thomas Newman
Photo : Conrad L. Hall
Avec Tom Hanks, Paul Newman, Jude Law…

Synopsis : En 1930, Michael Sullivan, un tueur professionnel au service de la mafia irlandaise dans le Chicago de la Dépression travaille pour Mr. John Rooney, qui l'a élevé comme son fils. Connor Rooney, vrai fils de Mr Rooney, jaloux de l’estime de son père qu’il ne peut gagner, finit par décider de se venger tuant la femme de Sullivan et son fils cadet Peter. Un long voyage commence alors pour Michael Sullivan et son fils survivant, qui lui aussi chercher à gagner l’amour de son père. Au bout de cette route, la promesse d'une vengeance. Et peut-être l'aube d'un sentiment nouveau entre un père et son fils.

 

Mon avis : « Toi aussi mon fils ? »

 

Quand un fils, qui découvre le vrai boulot de son pater, ne veut pas marcher sur les traces de son père, tueur professionnel, ça fait du remue-ménage dans la pègre irlandaise de Chicago…

 

Les sentiers de la Perdition, c’est un film sur la filiation comme vous l’aurez compris : des fils qui veulent plaire à leur père, et des pères qui sont prêts à tout pour protéger leur progéniture. Mr Rooney en protégeant son fils contre la vengeance de son fils d’adoption Mr Sullivan, et Mr Sullivan en éloignant son Junior du massacre. Et pour jouer tout ça on trouve un Tom Hanks en gangster assez froid (ça change !) ou encore un Jude Law à moitié cinglé en reporter macabre et tueur à gages à ses heures, il va traquer sur les routes Sullivan et son fils pour le compte de Mr Rooney.

 

La musique, les images, tout concourre à faire monter cette tension dramatique, dont on sait que l’issue sera fatale pour Sullivan. On a droit néanmoins à quelques moments d’accalmie, notamment avec les scènes de braquage de banques des Sullivan, resserrant peu à peu les liens entre le père et le fils, qui se découvrent peu à peu. Contrairement à Rooney qui voit en son fils, un fils maudit et crétin qui va devoir lui succéder (et se fera bousiller illico par les autres « grands » du milieu), mais qui l’aime malgré tout. Un film de gangster, vu par les yeux d’un enfant admiratif de son père…ça change.

 

Note : 8/10